10.09.2006

Quand on prend les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages !

medium_hansrudolfmerz.jpgHans-Rudolf Merz s'offre une thérapie (notre ministre suisse des finances)  

AUDIT Le chef des Finances enquête afin de savoir pourquoi les Romands ne l'aiment pas

MICHEL JEANNERET

09 septembre 2006

Comment faire, lorsque l'on est un conseiller fédéral mal-aimé? C'est la question que se pose manifestement Hans-Rudolf Merz. «Le Matin dimanche» a appris que le ministre a récemment commandé un audit censé analyser la communication du Département fédéral des finances (DFF) en Suisse romande. Derrière cette enquête, on devine le souci du chef d'améliorer son image, désastreuse auprès des Welches.

Les services de Hans-Rudolf Merz ont mandaté la société genevoise Innovatica - qui compte entre autres Nestlé, Swisscom ou Novartis parmi ses clients prestigieux - afin d'interroger trente leaders d'opinion romands sur la façon dont leur action est perçue.

«Il s'agit d'un mandat qui ne sera pas reconduit chaque année, rassure Jean-Michel Treyvaud, porte-parole au DFF. Nous voulons améliorer nos lacunes en Suisse romande, où nous ne sommes pas assez actifs en matière de communication». Monsieur Treyvaud reconnaît par ailleurs que l'image de Hans-Rudolf joue un rôle central, «étant donné qu'un département est lié à son chef».

Et c'est bien là l'ennui pour le DFF. En avril dernier, L'Illustré publiait un sondage démontrant le flagrant déficit d'image du conseiller fédéral. L'hebdomadaire apprenait que 67% des Romands jugent son action politique comme mauvaise. Parmi eux, 18% la jugeaient même très mauvaise, alors que le chef des Finances fédérales est crédité de 63% d'avis favorables en Suisse alémanique.

C'est donc en toute logique que le grand argentier de la Confédération consent à débourser quelque 150 000 francs, afin que l'entreprise genevoise Innovatica pose un diagnostic sur ses soucis. Des soucis justifiés, nous apprend un collaborateur de la société qui, du bout des lèvres, confirme que le DFF «n'apporte pas d'enthousiasme et que plusieurs voies d'amélioration ont déjà été identifiées».

Innovatica possède déjà un certain recul. Plus de la moitié des trente leaders d'opinion (soigneusement sélectionnés par le DFF) ont déjà passé un entretien d'une heure avec les enquêteurs. Dans ce réservoir d'heureux élus se côtoient des représentants des banques, du monde politique et des médias.

Parmi eux, la démarche fait des sceptiques. Ainsi Jean-Noël Rey (PS/VS): «Je trouve cela franchement choquant, si le but de cette opération consiste à redorer le blason du patron. Et s'il s'agit d'améliorer la prestation de ses services de communication, je lui suggère de commencer par y engager plus de Romands».

Des sceptiques et quelques mécontents. «Si Merz est incapable de communiquer, les contribuables n'ont pas à payer pour son image catastrophique», peste un élu contacté par Innovatica.

La démarche n'est pas totalement nouvelle. Il y a un mois, la NZZ am Sonntag révélait que Samuel Schmid a commandé une enquête qui s'étale entre octobre 2006 et fin 2009, afin de prendre le pouls de population sur ses actions. Tenus secrets, les coûts de cette étude étaient alors estimés à un million de francs par notre confrère alémanique. En sa qualité de «père la rigueur» des finances fédérales, Hans-Rudolf Merz aura déjà eu le bon goût de ne pas voir aussi grand.

A défaut de savoir vraiment communiquer. 

Source de l'article......

Edito de Michel Danthe……

Jacques Chirac serait un saint-bernard. Nicolas Sarkozy, un berger allemand. Et Dominique de Villepin, un paon. C'est du moins à ces animaux que de jeunes Français ont associé le trio infernal de la politique française. Pour un sondage de la SOFRES, mandaté par la fille du président de la République française, Claude Chirac.

C'est le journaliste Serge Raffy qui nous l'apprend, dans un livre qu'il consacre à la lutte sans pitié que se livrent les trois lascars à la tête de l'Etat, «La guerre des trois» (Fayard).

Les pékins suisses romands qui suivent toujours avec intérêt et amusement les aléas de la politique hexagonale, sourient en pensant à toutes ces centaines de milliers de francs que la république voisine claque ainsi pour sonder l'âme de ses administrés et, au passage, baliser les futures élections.

Nous rions. Nous avons tort.....suite

Hans-Rudolf Merz me fait penser à un aigle, mettez quelques plumes et l'effet est garanti ! Quand on sait à quel point on culpabilise les chômeurs dans ce pays, Mefiance_a_l_egard_des_chomeurs.doc , tout ceci me laisse pantoise, sans compter que le prix de son audit représente pour moi, 4 années de salaires, quand tout va bien ! Un ministre suisse gagne actuellement CHF 412'110 par an, ce qui correspond à CHF 389'333.-- net. Comme l'on dit chez nous: "Où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir !

medium_sam.jpgLa première fois que j'ai découvert le visage de notre conseiller, je me suis dis qu'il ne m’était pas inconnu, du déjà vu.....effectivement, dans mon enfance..... ! C'était l'un des personnages du non moins célèbre Muppets Show ! Sam l'aigle !

A MEDITER:

Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte ; sous un mauvais gouvernement, la richesse est aussi une honte.  [Confucius]

Les abus sont souvent plus dangereux que les erreurs, parce que l'on y prend moins garde.

 [Henry de Montherlant]

Les institutions passent par trois périodes : celle des services, celle des privilèges, celle des abus.

 [François René de Chateaubriand]

 

Ecrire un commentaire