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29.06.2007
Les privilégiers de la République française....
A propos des députés au chômage... préparez-vous à travailler pour eux!
Texte de michel Briegel.
A diffuser largement
PRÉPAREZ VOUS À TRAVAILLER POUR EUX
Pour chaque député non réélu les Français devront payer:
417 120 Euros = 60 mois x 6952 euros d'indemnités .....
Repris l’autre matin sur RMC par JJ BOURDIN
Les élus de la gauche à la droite sont tous d'accord !
Et à l'issue des 5 ans, ils percevront "à vie" 20 % de ce traitement !!!
Alors, faîtes des efforts, travaillez pour payer des impôts qui serviront à payer les "golden parachutes" de nos députés.
5 ans d'indemnité "chômage" pour les députés = parachute en or de:
417.120 Euros
Mais pourquoi 5 ans ? C'est précisément le temps d'une alternance législative.
Au moment où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et qu'ils dénoncent le train de vie dispendieux de l'Etat.
L'information sur la nouvelle indemnité "chômage" des députés a d'abord été révélée par "Le Canard Enchaîné" du 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre le 1er Mars 2007.
Curieusement à part ces deux médias, silence du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement toujours prompts à dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (certes avec raison...).
Pourquoi pas plus d'écho sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi votée en douce, l'a été à l'unanimité de tous les groupes politiques : UMP, PS, UDF et PCF, qui pour s'octroyer des avantages savent parfaitement s'entendre.
La confiance règne sur l'issue du prochain scrutin et les coquins et les copains s'organisent : JL Debré avant de partir a fait voter une loi adoptée à l'unanimité et dans le silence complet afin qu'un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour selon info sur le site Assemblée nationale en net mensuel 5178 euros, brute 6 952 euros. Le total de 60 mois d'inactivité en brut mensuel coûte 417 180 euros par député non réélu !
Les indemnités attribuées aux députés ont été définies par l'ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958. L'indemnité de base est calculée "par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l'État classés dans la catégorie présentement dite "hors échelle".
Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie", ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade.
S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l'article 2 de l'ordonnance précitée : "L'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction". Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l'indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l'indemnité de résidence).
Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :
- Indemnité de base : 5 400, 32 euros
- Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 euros
- Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390, 58 ? Soit
brut mensuel 6 952, 91 euros
Retenues obligatoires :
Doivent être déduites du brut mensuel diverses retenues :
- Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153, 08 euros
- Contribution exceptionnelle de solidarité : 55, 62 Euros
- Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 euros
- Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 euros Soit net mensuel 5 177, 66 euros
Avant de quitter la présidence de l'Assemblée Nationale, Jean Louis Debré, nouveau président du conseil constitutionnel, a fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis : une loi, votée en catimini par tous les groupes, permettant à tous les députés non-réélus en juin prochain, de continuer à percevoir leur indemnité parlementaire pendant encore 60 mois, au lieu de 6 actuellement (et oui les temps sont durs!)
Bien entendu cette généreuse "indemnité chômage" est totalement inconditionnelle, et l'heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 4 ans et demi, n'est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d'un nouvel emploi, d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller ANPE, ou d'une activité justifiant cette "aide sociale", bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.
Voilà de quoi meurt la République, de la corruption de ses élites, car évidemment aucun parti n'a protesté, vu que tous bénéficieront des largesses de M. Debré.
Vous êtes scandalisé, alors ne restez pas indifférents, diffusez au moins ce message!
Encore plus fort le « Roquefort »…..
Je viens de terminer le livre d’Yvan STEFANOVITCH "aux frais de la Princesse" sur les privilégiés de la république. Les avantages octroyés à ces élites sont décrits avec précision par Yvan et expliquent en partie la complicité depouvoir entre L’UMP et le PS. L’Enarchie et les Inspecteurs des finances se taillent la part du lion avec lacomplicité des élus trop payés aussi. Le Sénat est une assemblée inutile et "gabegique" pour retraités battus aux élections.
Comment le peuple français peut-il se dépêtrer de ces haut-fonctionnaires payés par leurs impôts, des sommes mirobolantes, qui entraine leur pays dans la misère et le recul économique ? Jospin, Villepin, Chirac, Giscard d’Estaing, Simone Veil touchent des royalties de retraite hors du commun, sans avoir beaucoup forcé leur talent pour sortir leur pays de la crise. La complicité de ces 15000 haut fonctionnaires pour se partager le magot, entre indemnités, logements de fonction dans des endroits merveilleux, chauffeurs de maître avec voiture de fonction de luxe et retraites dorés à la clef, démontre que les citoyens même en votant régulièrement ne contrôlent plus rien dans cette république depuis bien longtemps.
S'arque-boutant sur leurs privilèges acquis au fil du temps depuis Napoléon 1er ces Princes de la république, font tout pour que rien ne change pour eux, avec une façon de faire digne des plus grands mafieux. Certains d’entre eux, paraît-il, servent le peuple ? J’en doute car avec des salaires pareils on ne vit pas comme le peuple des quartiers populaires. Comment changer ou supprimer ces prébendes de la"Noblesse d’Etat" comme le dit si bien Yvan?
En transformant bien sûr l’état bourgeois en état révolutionnaire qui abolira ces privilèges comme en 1789. L’instauration du pouvoir des salariés permettra deréorganiser la grille des salaires de 1 à 4 ou 6 en fonction de la qualité du travail fourni en abolissant les logements de fonction, les voitures avec chauffeur et femmes de ménage payés par la république citoyenne. La vertu doit présider aux fonctions de l’état comme dans les entreprises. Le choix des dirigeants ne peut se faire qu’à cette condition et sans carriérisme. Bien sûr le caractère des hommes est parfois "pernicieux», comme nous l’avons vu dans les pays de l’est il n’y a pas si longtemps, et les défauts de la société capitaliste imprègnent les personnalités même révolutionnaires.
Il faudra donc mettre en place des outils decontrôle efficace, sans copinerie, pour veiller au grain corruptif.
Ce livre d’Yvan STEFANOVITCH est à mettre dans toutes les mains citoyennes et militantes, car il éclaire d’une certaine façon la politique de régression sociale et économique des dirigeants UMP et PS. La corruption Privée et d’Etat sont étroitement mêlées et la construction européenne en a renforcé bien des aspects nauséabonds par le renforcement du système des lobbies. De la banque de France à la banque centrale européenne le système est bien verrouillé pour interdire aux citoyens d’y mettre son nez, quand ça pue on ferme la porte à double tour et on diffuse du parfum littéraire et médiatique pour en expliciter les bonnes raisons "économiques". Ces gens sont sans foi ni loi et méprisant pour les "petites " gens. Le voleur de voiture de banlieue ne les dérange pas, au contraire il permet de dévier la colère des "petites" gens vers ce délinquant souvent de couleur. Amazon.fr
Le journaliste d'investigation Yvan Stefanovitch, auteur de "Aux frais de la princesse", a enquêté sur les "nobles de la République", ces hauts fonctionnaires qui vivent aux frais de l'Etat. Il a répondu à vos questions.Enquête sur ces hauts fonctionnaires trop gâtés
Les français n'auraient-ils pas oublié quelque chose lors de leur révolution de 1789 ?
22:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, PS, Femme, Suisse, Enfant, Monde, Europe
02.06.2007
Banque mondiale, un Américain succède à un autre Américain
Il y a de la rébellion dans l'air du Sud
Pierre-André Chapatte Un Américain succède à un autre Américain à la tête de la Banque mondiale. Ce n’est pas une surprise. Il en a toujours été ainsi depuis la création de l’institution lors des accords de Bretton Woods à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les Européens, en contrepartie, gardent la mainmise sur la présidence de l’autre institution de Bretton Woods, le Fonds monétaire international. Le président George Bush a ainsi proposé hier en toute tranquillité la nomination d’un de ses proches,ß Robert Zoellick, pour succéder à un autre de ses fidèles, Paul Wolfowitz, démissionné pour avoir fait bénéficier sa petite amie et employée d’avantages auxquels elle n’avait pas droit. La Banque mondiale, ce n’est pas rien. Elle est en effet, avec le FMI pour le volet monétaire, la principale institution de développement dans le monde. La lutte contre la pauvreté est devenue son principal objectif. Ecarté de l’administration Bush pour le fiasco de l’expédition irakienne dont il a été l’un des principaux inspirateurs, Paul Wolfowitz a ajouté une tâche à la Banque mondiale: la lutte contre la corruption. Il était bien mal placé pour prêcher la bonne gouvernance aux autres alors qu’il n’a pas été capable de se l’appliquer à lui-même.
Ce changement de président inspire deux enseignements. Le cas Paul Wolfowitz est, en premier lieu, emblématique du clan d’incompétents et de corrompus qui a encouragé le président George W. Bush à se lancer dans la désastreuse guerre de l’Irak. Un clan d’idéologues et de laquais placés à des postes clés, sans égard à leur moralité et à leurs compétences, soulignait récemment le New York Times. Après un passage calamiteux au secrétariat à la Défense, Paul Wolfowitz est placé par son ami Bush à la tête de la Banque mondiale où 90% du personnel jugeaient pourtant qu’il n’avait pas les qualités requises pour occuper la fonction. Son successeur sera-t-il d’une meilleure trempe? C’est un néoconservateur et un proche de George Bush. Un profil a priori peu rassurant.
Ce changement, ensuite, s’opère comme si rien n’avait changé. Même si leur situation de premiers cotisants leur donne du poids, on aurait pu imaginer que les Américains consultent avant d’imposer un successeur à un Wolfowitz poussé à la sortie pour corruption ou despotisme. La procédure de nomination aurait pu suivre celle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) où les décisions doivent être approuvées par tous les membres. Rien de pareil à la Banque mondiale. Le président des Etats-Unis impose seul. On aurait pu imaginer aussi qu’une institution qui se veut au chevet des pays émergents soit présidée par une personnalité qui connaît le terrain et donc issue de l’un de ces pays. Rien de tout cela. La Banque mondiale veut aider la planète, mais aux conditions de Washington.
Cette manière dictatoriale de procéder ne durera pas toujours. Les premières rébellions se font jour en Amérique du Sud. L’Argentine, le Venezuela, le Brésil, l’Equateur, le Paraguay et la Bolivie ont jeté ce mois-ci les bases d’institutions parallèles à celles de Bretton Woods pour se soustraire au diktat des pays du Nord. Une Banque du Sud et un Fonds du Sud devraient ainsi voir officiellement le jour le 11 juin prochain. A Washington, on paraît rester aussi aveugle à ces fractures historiques qu’on ne l’a été hier en Irak. En Europe, Suisse comprise, on acquiesce avec satisfaction à la nomination du nouveau président de la Banque mondiale. Cet empressement relève d’un manque de clairvoyance.
Article lu dans le "Quotidien jurassien"Qui est exactement ce Monsieur Robert Zoellick ? Selon Voltairenet.org
Robert B. Zoellick, maître d’œuvre de la globalisationRobert B. Zoellick, nouveau n°2 du secrétariat d’État, a été présenté à tort comme un partisan du multilatéralisme. Il est en réalité le théoricien et le stratège de l’usage des accords économiques multilatéraux partiels de manière à briser les consensus au sein des organisations internationales. Pour lui, le libre-échange n’est pas un idéal, mais une arme permettant de détruire les économies dirigées et de privatiser les services publics. Rien ne doit faire obstacle à l’édification d’un monde unipolaire, à l’expantionnisme économique états-unien, à la globalisation.
Le presse européenne a salué avec satisfaction la nomination de Robert B. Zoellick comme secrétaire d’État adjoint, le 7 janvier 2005. Elle y a vu un signe d’apaisement de l’administration Bush et de retour au multilatéralisme. Continuant sur cette lancée, elle a applaudi les tournées européennes de Condoleezza Rice et George W. Bush, s’efforçant d’y voir un renouveau des relations transatlantiques malgré les 100 000 morts de la crise irakienne.
Cette analyse nous paraît erronée : comme on le lira dans le portrait ci-dessous, M. Zoellick n’est pas multilatéraliste par principe, mais occasionellement par pragmatisme ; sa nomination n’a pas pour but d’infléchir la politique étrangère des États-Unis, mais correspond à la transformation du département d’État ; enfin, la nomination de John Bolton comme ambassadeur à l’ONU, deux mois plus tard, manifeste sans ambiguïté le refus définitif du multilatéralisme.
Robert B. Zoellick est né en 1953 dans l’Illinois. Il a suivi des études de droit et de sciences politiques à Harvard. À sa sortie de l’université, il débute comme juriste au département de la Justice, puis à la Cour d’appel de Washington D.C.. En 1985, il rejoint le cabinet de James Baker III [1], alors secrétaire au Trésor. Lorsque Baker devient secrétaire d’État, en 1989, Zoellick le suit. Il participe alors aux premières négociations de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) [2] et au lancement du Forum de coopération économique Asie Pacifique [3]. Toujours dans le sillage de Baker, devenu secrétaire général de la Maison-Blanche, il est nommé assistant spécial du président George H. Bush (le père). Il est son représentant lors des difficiles négociations avec l’Union européenne pour sauver l’Uruguay Round (ancêtre de l’OMC) et le sherpa présidentiel aux sommets de G7 de Londres (1991) et de Munich (1992). Il est surtout, dans cette période, le principal artisan de l’unification allemande et du remodelage de l’Europe.
Après la défaite électorale de 1992, les républicains retournent au secteur privé. Bush et Baker prennent en main le Carlyle Group [4]. Zoellick, lui, atterit chez Fannie Mae, la société de construction de maisons individuelles. Simultanément, il entre au conseil d’administration et à la direction de plusieurs sociétés. On le trouve ainsi à la direction de Goldman Sachs, administrateur d’alliance capital, de Jones Intercable (câblage de distribution TV), de Said Holding (sécurité des systèmes de communication) et du Precursor Group (conseil pour fonds de placement). En outre, il est conseiller de Viventures/Vivendi Universal et Enron, deux sociétés qui truqueront leurs comptabilités et connaîtront de gigantesques déboires financiers.
À ses heures perdues, Robert B. Zoellick administre le German Marshall Fund [5] et l’Eurasia Foundation (une ONG paravent de l’USAID et co-présidée par James Baker III). De plus, il enseigne l’histoire militaire et la sécurité nationale à l’Académie navale. Surtout, il assure la direction de l’Aspen Strategy Group [6] , qui rassemble les personnalités les plus cultivées du tout-Washington. Une fonction qu’il abandonnera au profit de Philip D. Zelikow, comme lui ami de l’universitaire Condoleezza Rice.
En 1998, Zoellick se rapproche d’un groupe de républicains pour préparer la reconquête du pouvoir. Au sein de l’American Enterprise Institute [7] de Dick Cheney, il participe à l’élaboration d’un programme destiné non pas au grand public, mais aux donateurs. Ce groupe de travail prend le titre de Projet pour un nouveau siècle américain [8]. Il signe alors des textes pressant le président Clinton de prendre ses responsabilités et d’en finir avec l’Irak.
Il publie un article dans Foreign Affairs, la revue du Council on Foreign Relations, où il présente ses propositions pour la politique étrangère du prochain mandat [9]. Pour lui, l’échec de la conférence de l’OMC à Seattle montre que Bill Clinton a commis une erreur en acceptant de lier les questions sociales et environnementales aux négociations de libre-échange. Il conviendra par la suite de promouvoir les intérêts économiques des États-Unis, en appuyant leur revendications économiques de pressions militaires. C’est le retour de ce que l’on appelait au XIXe siècle la « politique de la cannonière », ou au XXe « la politique du gros bâton ».
Surtout, il tente de se fondre dans un groupe restreint de conseillers, animé par Condoleeezza Rice, qui forme le gouverneur George W. Bush (le fils) pour en faire un candidat acceptable à la présidence des États-Unis : « les Vulcains ». Mais la greffe prend difficilement car Zoellick est le seul membre du club à ne pas avoir d’expérience au Conseil national de sécurité, ni au Pentagone.
Enfin, lorsque le scrutin est constesté en Floride, le candidat Bush désigne le fidèle James Baker III pour représenter ses intérêts. Et celui-ci se fait naturellement assister par Robert B. Zoellick.
Quoi qu’il en soit, George W. Bush est reconnaissant de ceux qui l’ont fait nommer par la Cour suprême à défaut d’être parvenus à le faire élire par ses concitoyens, et il nomme Zoellick comme conseiller et représentant spécial pour toutes les négociations économiques.
Il tire les conclusions de l’échec de l’OMC à Seattle et de l’opposition du Venezuela [10] à la Zone de libre-échange des Amériques [11]. Dans un article publié par le Wall Street Journal [12], il écrit : « Que doivent faire les États-Unis si les autres nations choisissent le protectionnisme ? Au regard des procédures de l’OMC, une nation peut bloquer tout progrès. Ce serait une grave erreur de laisser une seule nation opposer un veto à la dynamique du libre-échange global créée par les États-Unis (…) La stratégie est simple : les États-Unis impulsent une compétition dans la libéralisation » [13]. Pour lui, les choses sont claires : le libre-échange n’est pas un objectif en soi, même si c’est un slogan commode ; c’est un moyen pour mettre fin aux économies dirigées, pour privatiser les services publics ; bref pour casser les États qui résistent à l’expansion économique de l’Empire. Dans cet état d’esprit, il pousse à la conclusion d’accords multilatéraux partiels pour conduire par étapes à la mise en place de l’Accord général sur les services (AGCS) [14] qu’il s’avère impossible de faire adopter directement par l’OMC.
Il est donc faux de présenter M. Zoellick comme un partisan du multilatéralisme sur la base des nombreux accords commerciaux qu’il a négociés. Pour lui, négocier avec un partenaire n’a d’intérêt que pour faire pression sur un tiers. Sa nomination au département d’État, comme adjoint de Condoleezza Rice, doit être interprétée comme la volonté d’utiliser au maximum l’arme diplomatique pour briser les alliances qui pourraient se former face à l’expantionnisme états-unien. La méprise qui a entouré sa promotion s’explique par une erreur d’analyse antérieure : les Européens de l’Ouest, dépités de leur perte d’influence, se sont efforcés de croire que le problème du monde de l’après-Guerre froide était l’hyperpuissance états-unienne et son unilatéralisme, alors qu’il s’agit simplement d’un expantionnisme qui ne rencontre plus d’opposition à sa mesure. De ce point de vue, Robert B. Zoellick participe au remodelage du monde autour d’un pôle unique. Il incarne l’expantionnisme économique total, en un mot : la globalisation.
Moralité: On remplace un tordu par un tordu !
12:40 Publié dans Mondialisation | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, PS, Femme, Suisse, Enfant, Monde, Europe















