06.12.2006
Chômage: indemnité supprimée pour un retard de justificatifs
Les indemnités chômage peuvent être réduites si une personne sans emploi présente avec du retard ses justificatifs de recherches d'emploi. Le formulaire peut dans ce cas ne pas être pris en compte, estime le Tribunal fédéral des assurances (TFA).
- Un chômeur de Suisse orientale a oublié de faire parvenir dans les délais ses justificatifs auprès de l'Office régional de placement de St-Gall. Il a alors été prié d'apporter ce document dans les cinq jours. Le formulaire est bien arrivé, mais en retard. L'office de placement n'en a alors pas tenu compte et a supprimé le droit aux indemnités pour 31 jours, invoquant des recherches de travail insuffisantes. Le Tribunal des assurances st-gallois avait cassé cette décision. En dernière instance, le TFA a donné raison à l'office de placement.
Pour les juges fédéraux, les justificatifs peuvent ne pas être pris en compte si le chômeur ne les a pas apportés dans le délai imparti sans excuse valable. La disposition dans ce sens de l'ordonnance sur l'assurance chômage est conforme à la loi.
Source de l'article......
Elle est belle la Suisse solidaire......! Tous égaux en droit, ils disaient. Et quand instaure des lois inégales, on fait comment ?
Voici l'extrait d'un article que vous trouverez ICI "La politique de la méfiane"
Lors de la mise en place de la Loi sur l’assurance-chômage (LACI), quelques personnes ont estimé que cette loi montrait une méfiance excessive envers les chômeurs. A l’époque ça ne m’a pas frappé outre mesure, c’est quand j’ai analysé la situation concrète des chômeurs soumis à la discipline de la LACI que je me suis rendu compte que la méfiance intervient à tous les niveaux. On la retrouve dans la législation et surtout dans les pratiques. Il y a ce thème sempiternel de la chasse aux abus, les chômeurs sont étroitement surveillés et ça m’est apparu comme un soubassement essentiel du système.
La méfiance à l’égard des chômeurs est une très vieille histoire, mais c’est un phénomène qui a gardé une acuité particulière en Suisse, sans comparaison avec les autres pays européens. On peut dire sans hésitation qu’en matière de pénalisation des chômeurs, la Suisse est championne. C’est exorbitant et malheureusement, à gauche, cet aspect a été complètement sous-estimé lors de la mise en place de la LACI. Peut-être que la mise au travail forcée des chômeurs en vigueur depuis le XIXème allait de soi et qu’on ne l’a jamais véritablement remise en question.
En plus tous les débats sont alimentés par des documents officiels dans lesquels la contre-argumentation n’a pratiquement jamais passé.
En quoi consiste cette surveillance exercée sur le chômeur ?
Le chômeur est censé accepter tout travail. On peut lui ordonner de travailler ici ou là de manière tout à fait autoritaire. Dans la législation, il y a des termes qui reviennent constamment comme «assignation» et «injonction». Je crois qu’ils sont très parlants. Face à un employeur, le chômeur a très peu de possibilités de négociation. S’il conteste un point du contrat, s’il a des prétentions de salaire trop élevées et que la négociation tombe à l’eau, il se fera certainement pénaliser. On considérera qu’il n’a pas obtenu un emploi par sa faute.
Par ailleurs, un travailleur licencié par sa faute est pénalisé de 31 à 60 jours de suspension. Dans les autres pays, on considère que l’interprétation du licenciement est une affaire de prud’hommes et qu’à partir du moment où on a payé ses cotisations, on a droit aux indemnités. A la limite, en Suisse, le chômeur par sa faute perd ses indemnités de licenciement, il est pénalisé par le chômage et dans certains cantons, il perd son droit à des programmes d’occupation. Puni trois fois ! Quand on regarde les taux de pénalisation en Suisse sur une année, le chiffre est de 20% et au début des années 90, on était à 40 %. En Angleterre, ce chiffre est de moins de 5 % et c’est pour des cas où la personne a encaissé les indemnités tout en conservant un boulot.
En Suisse on est pénalisé parce qu’on a pas fait assez de recherches d’emploi, parce qu’on n’a pas transmis un document, etc.
Les pénalités relatives au chômage sont très élevées et durement appliquées en comparaison avec d’autres infractions!
Oui, là-dessus la législation est très claire. Le lendemain de la découverte de la faute, pan ! la pénalité tombe. Le chômeur pénalisé peut recourir, mais le recours n’a pas d’effet suspensif. Si tu commets une infraction routière et que tu fais recours, il y a effet suspensif. Le chômeur, lui, peut recourir tant qu’il veut, il y a déjà retenue de son allocation.
Et la pénalisation est élevée parce qu’elle est comptée en indemnités journalières. Un jour de suspension, c’est un jour de pénalité qui tombe. En moyenne, on a droit à 21,7 jours d’indemnité par mois. Donc une pénalisation de 31 jours signifie un mois et demi sans revenu et cela ne se discute pas, c’est le couperet. Les sommes en cause sont vite importantes, car l’indemnité moyenne tourne autour de fr. 150.-, donc trois jours cela fait fr. 450.- qui giclent. Parfois on prend 60 jours de pénalité, mais des pénalités de 5 ou 10 jours sont très dures pour les budgets modestes. Cela crée une désorganisation totale pour un ou deux mois, car il faut jongler avec les factures, emprunter, s’arranger avec son gérant, etc., c’est une gymnastique invraisemblable et cette réalité-là, on ne la dit jamais.
Et la Cour Européenne des Droits de l'homme.....elle sert à quoi ? Faut-il être riche pour y recourir ?
Conseiller et contrôler – une contradiction? Conseiller_-_controler_une_contradiction.pdf
Sous le titre «Chance oder Zumutung» (Chance ou gageure), la sociologue Chantal Magnin a analysé les pratiques de consultation des offices régionaux de placement (ORP)1. Les personnes à la recherche d’emploi en sortent-elles réellement plus actives? Consultation et contrôle sont-ils compatibles? Ces questions essentielles et brûlantes sont débattues par l’auteure et le chef du Service de l’emploi d’Obwald, Markus Marti.00:15 Publié dans Chômage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Femmes, Europe, Egalité, Société, Parti socialiste, Suisse
26.08.2006
Chômeurs de longue durée conseillés comme des cadres
100 chômeurs de longue durée vont bénéficier d’un suivi sur mesure pour retrouver un emploi. Ce projet pilote, unique en Suisse, a été conçu par une société privée que le canton a mandatée pour un an.
ANNE KAUFFMANN
Publié le 25 août 2006
OLIVIER VOGELSANG- EMPLOI: Les chômeurs de longue durée doivent avoir un suivi spécial, sur le modèle des cadres, pour espérer retrouver du travail. Cent d’entre eux seront tirés au sort et bénéficieront d’un suivi sur mesure.
«Pour retrouver un emploi après une longue période de chômage, il faut un suivi personnalisé qui combine toute une palette de mesures. Cela va d'une remise en confiance à la préparation des entretiens d'embauche par des exercices filmés en vidéo en passant par une éventuelle aide à une reconversion. Bref, il faut offrir une solution globale.» C'est la conviction du Français Bernard Courtaud, fondateur et directeur d'Hestia Partners dont le projet a été retenu par le canton de Genève.
Il l'a conçu avec François Ginet, un «ami genevois de trente ans», ancien comme lui de DMB, la multinationale de l'outplacement. D'habitude, ce type d'approche est plutôt réservé aux cadres, mais, dès le mois de septembre, au bout du lac, on va y recourir pour des demandeurs d'emplois de longue durée.
C'est qu'il y a urgence. «Nous recensons actuellement plus de 15 000 chômeurs dont un tiers de longue durée», explique Patrick Schmied, directeur de l'Office cantonal de l'emploi. Or, dès 2007, la Confédération limitera à deux ans et demi la durée maximum durant laquelle un demandeur d'emploi de moins de cinquante ans pourra toucher des allocations chômage.
Tirage au sort
Tout va commencer par le tirage au sort de cent personnes parmi les demandeurs d'emploi de longue durée. Cadre informatique, serveur, secrétaire ou ouvrier d'usine, tous bénéficieront d'un suivi sur mesure. «Nous rechercherons également activement des emplois, explique Bernard Courtaud. Et à Genève, il y en a! Ce canton compte beaucoup de chômeurs, mais, en même temps, c'est un marché très dynamique!»
Quand l'un des demandeurs d'emploi de ce programme aura retrouvé un travail - et qu'un nouveau candidat, lui aussi tiré au sort, aura pu prendre sa place -, le suivi ne s'interrompra pas immédiatement. «La période d'intégration est souvent cruciale», souligne Bernard Courtaud. Un psychologue sera d'ailleurs intégré à ce projet pilote qui sera évalué de près par l'Observatoire de l'emploi de l'Université de Genève.
«Pour nous trois éléments seront déterminants, détaille Pierre Kempeneers, collaborateur scientifique de l'Observatoire. Le nombre de personnes qui auront retrouvé un travail, le type d'emploi obtenu et le coût des mesures de ce projet. Nos recommandations tiendront compte de ces trois facteurs essentiels. Notre mission est de donner le plus d'informations objectives possible à l'OCE et aux responsables politiques.».
«On ne privatise pas!»
L'expérience a suscité quelques craintes, notamment au sein de l'OCE. Raison pour laquelle son directeur rappelle que ce programme n'est qu'une offre supplémentaire dans son dispositif. «Nous passons déjà des contrats avec des privés pour des mesures particulières.» Coût estimé? «Plusieurs milliers de francs par chômeur concerné.» «L'Etat n'a pas l'intention de sous-traiter au privé le dossier du chômage, ajoute Patrick Schmied. D'ailleurs, la loi ne le permet pas!»
Que se passera-t-il dans un an si l'expérience est un succès? L'OCE pourrait s'en inspirer dans le cadre de sa future réorganisation. Quant à Hestia Partners Genève, société sœur du cabinet parisien de Bernard Courtaud qui vient de s'implanter au bout du lac, elle pourrait solliciter un nouveau mandat et proposer son expertise à d'autres cantons: «Pour nous, Genève est un cas test pour démontrer ce que nous savons faire».
»A nous d’évaluer, au politique de décider !»
- Quels seront les critères de réussite- ou d'échec- de cette expérience ?
Trois éléments seront déterminants. Il y aura, bien sûr, l'aspect quantitatif. Combien de personnes parmi les chômeurs de longue durée ayant passé par ce dispositif auront-ils retrouvé du travail ? Le volet qualitatif ensuite. Quel type d'emploi auront-ils trouvé ? Est-il temporaire ou de longue durée ? Correspond-il à leurs qualifications ? Nous évaluerons aussi cette démarche du point de vue financier. Quel est le coût de ces mesures ? Nos recommandations tiendront compte de la combinaison de ces trois facteurs essentiels.
- Comment allez-vous procéder ?
Nous sommes quelques chercheurs de l'Observatoire universitaire de l'emploi à suivre cette expérience depuis ses débuts. Pour nous c'est un avantage d'avoir été intégrés dès le début du processus. Nous prévoyons une première évaluation d'ensemble après six mois, puis la dernière un peu avant la fin du projet.
- Cette approche nouvelle vous paraît-elle prometteuse ?
Sur le papier, certainement. Mais pour en avoir la preuve, il faut passer à la pratique, voir concrètement comment cela va se passer. Notre mission, c'est de donner le plus d'informations objectives possible à l'Office cantonal de l'emploi et aux responsables politiques pour qu'ils puissent juger de la pertinence du dispositif à la fin de cette expérience. Ils auront alors à décider si le projet est reconduit. Et si oui, s'il est étendue à d'autres chômeurs de longue durée ou à d'autres catégories de demandeurs d'emploi.
A.K.
Les ORP n'auront bientôt plus raison d'être ? On privatise le toute ! Un marché qui pourrait devenir très lucratif.
On "choute" les employés les plus âgés, on les remplace par du personnel plus jeune et moins coûteux, et là l'être humain ne devient rien d'autre qu'une marchandise. C'est un peu exagéré, mais cela ressemble à cela.
Ca fait peur de vieillir.....! Quand aux plus jeunes voilà ce qui les attends...
Coupes prévues au détriment des jeunes chômeurs
Les jeunes gens au chômage devraient à l’avenir être moins soutenus. Le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) aimerait notamment qu’ils attendent plus longtemps avant de recevoir des indemnités. Il prévoit également de couper dans les semestres de motivation.
Ces mesures doivent motiver les jeunes à chercher plus rapidement une formation professionnelle après l’école, a expliqué hier à l’ATS Antje Baertschi, porte-parole du Seco, confirmant une information de la NZZ. Il ne s’agit pas de faire des économies, a-t-elle affirmé.
Les modifications dans ce sens proposées par le Seco de l’ordonnance sur l’assurance chômage sont actuellement en consultation auprès des cantons. En dernier lieu, c’est au Conseil fédéral que revient la compétence de modifier l’ordonnance en question.
C’est la pratique qui a incité le Seco à prendre ces mesures, a dit Mme Baertschi. Les indemnités mensuelles versées lors d’un semestre de motivation ont été critiquées car jugées trop élevées, selon elle. Ainsi, parce qu’ils reçoivent 450 francs, des jeunes ne suivraient pas de dixième année scolaire. (ats)
Espérons que les gens qui nous gouverne ne se trompe pas de cible....
20:20 Publié dans Chômage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Femmes, chômage, Egalité, Société
17.07.2006
FRANCE: Le gouvernement resserre l’étau sur les chômeurs
Le nouveau système de sanctions et la convention UNEDIC vont aggraver le sort des demandeurs d’emploi.
Le traitement des chômeurs par l’ANPE et les ASSEDIC va connaître un tournant en 2006, avec la mise en place d’un bon nombre de nouveaux dispositifs.
Tout d’abord, les demandeurs d’emploi vont subir le système de sanctions décidé par décret en août dernier. Jusqu’à présent, la plupart des radiations de l’ANPE étaient « administratives », découlant d’une non-réponse à convocation. Afin de mettre la pression sur les chômeurs et d’en éjecter du système, le gouvernement veut mettre le paquet sur les sanctions pour « refus d’emploi ou de formation ». Il a créé à cet effet une possibilité de radiation par l’ANPE de 15 jours, qui peut aller jusqu’à 6 mois en cas de récidive. Rappelons qu’une radiation entraîne la suspension de l’allocation jusqu’à une réinscription éventuelle. Les services de contrôle par des agents de l’État passent sous la coupe des préfets, et disposent de sanctions elles aussi progressives, allant de l’amputation de 20 % à la suppression totale des allocations, temporaire ou définitive. Ils peuvent avoir accès aux données fiscales d’un chômeur suspecté de fraude, selon le décret du 22 décembre.
Enfin, les ASSEDIC bénéficient d’un nouveau pouvoir, effectif à partir du 1er janvier : elles pourront suspendre pendant 2 mois les allocations en cas de non-réponse à convocation ou de fausse déclaration, à titre conservatoire jusqu’à la décision finale du préfet.
Autre nouveauté : le profilage des chômeurs. Fini le traitement égalitaire. Désormais, selon leur profil et leur positionnement sur le marché de l’emploi, ils seront orientés vers des parcours différenciés. Les chômeurs spécialisés des métiers en tension (hôtellerie, restauration, BTP), où les patrons cherchent de la main-d’oeuvre à bas coût, seront convoqués au moins tous les quinze jours à partir du premier entretien. Ils seront même détectés dès leur inscription aux ASSEDIC, qui auront accès aux plannings des ANPE pour leur fixer un rendez-vous express. Les autres demandeurs d’emploi seront reçus une fois par mois (contre six mois actuellement) à partir du quatrième mois seulement. Cette fréquence des rendez-vous servira à maintenir la pression et à multiplier les radiations pour non-réponse à convocation ou refus d’emploi. Le suivi des chômeurs les plus difficilement reclassables sera carrément confié à des sociétés sous-traitantes de l’ANPE.
Enfin, la convention UNEDIC négociée le 22 décembre devrait être agréée par le gouvernement et s’appliquer rétrospectivement à partir du premier janvier. Avec la refonte des « filières » déterminant les droits aux allocations en fonction de l’activité passée du chômeur, environ 18 000 personnes auront droit à 12 mois au lieu de 7 selon l’ancien règlement. Petite amélioration cachant mal le fait que 100 000 personnes n’auront droit qu’à 12 mois au lieu de 23 mois. Autrement dit, on assistera au début de 2007 à une explosion des fins de droits et des inscriptions au RMI, comme cela s’est produit en 2004 avec l’application de la convention de décembre 2002. Le pourcentage de prise en charge des chômeurs par l’UNEDIC, actuellement de 50 % seulement, chutera encore.
La convention contient d’autres régressions : en cas de reprise d’un travail à temps partiel, la possibilité de toucher une partie de son allocation en complément est limitée puisqu’il faut travailler moins de 110 heures par mois, contre 136 auparavant. Et le cumul est limité à 15 mois.
Enfin, les travailleurs saisonniers sont pénalisés. Ils l’étaient déjà puisqu’un saisonnier travaillant six mois par an est indemnisé le reste du temps, mais touche moitié moins qu’un chômeur qui tombe au chômage après un CDD de six mois. Désormais le saisonnier pourra être indemnisé pendant trois périodes successives, ensuite il perdra tous ses droits.
La convention a été approuvée par les organisations patronales et par la CFDT, la CFTC et la CGC, ce qui suffit à la rendre applicable. La CGT s’est opposée à ce texte. Mercredi dernier, FO a annoncé qu’elle ne signait pas, moins à cause du contenu qu’à cause du refus du MEDEF d’accéder comme promis à sa revendication d’une surcotisation du travail précaire. FO ne revient donc pas dans la majorité de gestion de l’UNEDIC, qu’elle a coprésidé de sa création en 1959 à 1993, date à laquelle la CFDT (Nicole Notat) a pris le relais.
Fanny Doumayrou
Lien de l'article: ICI
LA STRATEGIE DES MAÎTRES DU MONDE EST EN MARCHE.......ICI
11:45 Publié dans Chômage | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, chômage, parti socialiste, femmes
12.07.2006
Marks & Spencer ne regrette pas d’avoir choisi des chômeurs
Lu ce jour dans la Tribune de Genève
Carrière. Parmi les neuf personnes recrutées par l’Office de l’emploi le 1er avril, sept ont obtenu un contrat.
marie prieur
Publié le 11 juillet 2006
Evoluant dans les rayons un cintre à la main, Linda arbore un large sourire. A 26 ans, cette jolie brune a de quoi être heureuse. Elle vient de décrocher un contrat de vendeuse dans le magasin genevois de Marks & Spencer. «Après six mois au chômage, cela devenait pesant, explique-t-elle. Je me suis sentie soulagée quand j'ai signé.» Bien qu'elle ne dispose pas de formation dans le domaine de la vente, l'enseigne britannique lui a donné sa chance.
«L'équipe a joué le jeu»
Un mois avant son ouverture dans les Rues-Basses, l'antenne genevoise de Marks & Spencer s'était fait remarquer en recrutant neuf de ses treize futurs employés via l'Office cantonal de l'emploi (voir nos éditions du 29 mars). Après une période d'essai de trois mois, un contrat à durée indéterminée a été signé avec sept de ces anciens chômeurs. Deux personnes ont quitté l'entreprise. «L'une d'elle a donné son congé car elle préfère travailler dans une structure plus petite. Et on ne s'est pas entendu avec la seconde», explique Yves Menoud, le directeur.
Pour lui, ancien chômeur ou pas, cela ne fait pas de différence. «Il n'y a aucune ségrégation. Nous passons un accord. S'ils sont là, c'est que nous avons voulu travailler ensemble. C'est tout ce qui compte.» Aujourd'hui, l'entreprise emploie douze personnes au total. Un étudiant est venu s'ajouter aux onze de
la liste de départ. «Je suis très satisfait de l'ensemble de mon personnel, souligne Yves Menoud. Mettre un magasin sur pied en si peu de temps n'a pas été facile, mais l'équipe a vraiment joué le jeu. Les employés ont fait preuve de beaucoup d'enthousiasme malgré des conditions de travail dures en raison de la mise en place. Comme il s'agit de la première implantation sur sol helvétique, il a notamment fallu s'adapter au droit suisse.»
Deux mois après l'ouverture, l'organisation est rodée et les trois étages du 2, rue du Marché voient défiler les clients. Linda, quant à elle, apprécie l'aspect international de l'enseigne et de son travail. «J'utilise l'anglais tous les jours, que ce soit pour lire les descriptions de nos produits ou pour informer des clients étrangers.» Elle espère pouvoir évoluer dans l'entreprise et qui sait, faire carrière dans la vente.
Une couronne de
laurier pour cette entreprise britannique, faut-il des entreprise comme celle-là pour que nos chômeurs soit un peu plus respectés et retrouvent leur dignité ?
Il est bien entendu important de rappeler que pour notre économie, les entreprises qui viennent s'installer chez nous en Suisse, ne soient pas seulement là pour les avantages fiscaux, mais aussi pour "jouer" leur rôle sociale !
11:35 Publié dans Chômage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Suisse, Egalité, Femmes, chômage
01.07.2006
Un peu de poésie.........
LE CHOMEUR
Perdu dans le boulevard, sans savoir où il va,
Malheureux, sans espoir, pour nourrir ses enfants.
Le chômage le conduit, à la misère sans bruit,
Seul pour couver sa peine et résoudre ses problèmes.
Une famille nombreuse, parfois même de huit gosses,
Pour entretenir pas grand chose, le chômage chose affreuse.
Il ne peut plus assumer, les dépenses de son foyer,
Les factures à régler, gaz, eau et électricité.
Son propriétaire va lui réclamer, la somme qui lui revient,
Mais ne pouvant la payer, il va l'envoyer à l'huissier.
Et quelques moi après, sans qu'il puisse l'éviter,
De son tant aimé foyer, sera hélas ! expulsé.
Quelques années vont passer, plus de maison, plus rien !
Que des larmes à verser et un coeur pour se lamenter.
Pourtant il a sans cesse cherché, sans arriver à trouver,
Sa quarantaine est passée, les plus jeunes auront priorité.
Sa vie sera déchirée, et une famille brisée,
Le chômage en réalité, c'est la ruine d'un foyer.
Et le fléau de la société.
Paquita
20:20 Publié dans Chômage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Poésie, Suisse, chômage, politique
16.06.2006
EN FINIR AVEC LE CHOMAGE
Le chômage, cette horrible machine à créer de l'exclusion, provoque de terribles ravages à travers le monde. Impensable dans une petite communauté d'Humains - chacun à sa place - il est profondément lié au système économique moderne. Aux personnes utiles qui participent à la société humaine, s'oppose des personnes inutiles qui, dit-on, "parasitent" le système. S'il existe une fracture, c'est bien la séparation chômeurs / travailleurs. Il s'agit donc d'analyser pragmatiquement les causes du chômage et de trouver les remèdes pour en finir définitivement.
Il existe principalement trois phénomènes qui contribuent, chacun à leur niveau, à créer du chômage.
Le premier phénomène vient du fonctionnement du marché. Le marché de l'emploi est, comme tout marché, un équilibre entre une offre et une demande. Or c'est un marché un peu spécial car il est au c'ur du dispositif économique, étant donnée qu'il fixe, quasiment à lui tout seul, l'inflation. L'équilibre du marché de l'emploi doit s'effectuer en limitant les tensions inflationnistes sur les salaires. Traditionnellement, les pays capitalistes résolvaient ce problème en faisant appel à de la main d''uvre étrangère dans les bassins économiques. Cette méthode a été plutôt abandonnée ces dernières années car elle crée des nombreux problèmes de société (intégration, exploitation humaine dans des pays évolués, etc). La méthode actuelle repose principalement sur le chômage. Les économistes nous expliquent ainsi qu'il faut au minimum 5 à 6 % de chômage pour que les tensions inflationnistes sur les salaires soient limitées. Ce seuil s'appelle le NAIRU (Non-Increasing Inflation Rate of Unemployment). C'est à la banque centrale de veiller à ce que le chômage reste au dessus de ce seuil, pour limiter l'inflation.
Le deuxième phénomène vient de la flexibilité. De nombreux secteurs de l'activité économique sont très volatiles. Sur un marché donné, l'offre peut exploser sur quelques mois avant de retomber dans une léthargie totale. Si on tient compte de tous les secteurs d'activités réunis, les besoins d'emplois restent stable, néanmoins de grosses fluctuations existent selon les secteurs. Si les travailleurs n'ont pas la flexibilité nécessaire pour aller vers l'activité du moment, les employeurs limitent leurs embauches pour s'adapter sur une moyenne plutôt que sur l'activité instantanée. Des travailleurs ne trouvent donc pas d'emploi, ce qui augmente au final d'environ 2 à 3 points le taux de chômage. C'est ce phénomène qui explique les disparités entre différents pays occidentaux comme par exemple le Royaume Uni qui a un marché très flexible et la France qui à un marché moins flexible. Il faut néanmoins remarquer, qu'étant donné que le système anglo-saxon fait rimer flexibilité avec précarité, qu'il est préférable d'avoir un système moins flexible avec des aides pour les chômeurs et moins précaire pour les non-chômeurs, que le système inverse - même si ce n'est peut être pas l'avis des 2 à 3% de personnes qui sont victimes du phénomène.
Enfin le dernier phénomène vient de l'utilisation des revenus dans un bassin économique (zone de forte mobilité des travailleurs). Si les revenus sont réinjectés dans la zone (via l'épargne ou la consommation), les emplois perdureront, même s'ils peuvent changer. Par contre si les revenus sont expatriés sans compensation -solde négatif -, les emplois se tariront, il n'y aura plus assez d'argent dans l'économie pour assurer tous les emplois. La contribution de ces phénomènes
Suite de l'article ici:
23:00 Publié dans Chômage | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, chômage, parti socialiste, femmes
AIDER ET CONTROLER
Dans les quatre régions, Zurich, Genève, Bâle et Vaud , l’aide sociale est construite sur une logique d’activation qui vise le retour à l’emploi. Les moyens de l’activation, les «mesures d’insertion», portent divers noms: mesures actives, programmes d’occupation, programmes d’emploistemporaires, contre-prestations, mesures d’insertion, stages, programmes de coaching, techniques de recherche d’emploi, orientation et bilan personnels. Elles comportent toute une gamme de «mesures de qualification» qui se situent toutefois en dehors des voies de certification. Ces mesures sont parfois à connotation thérapeutique («Reprendre pied dans la vie» (VD)) et peuvent être intrusives, par exemple lorsque la personne doit élaborer un «projet de vie». Certaines mesures sont co-organisées par plusieurs acteurs (assurance chômage, assurance invalidité, aide sociale), de statut public, associatif ou parfois, lucratif, notamment à Bâle et à Zurich. Plusieurs études ont analysé l’effet de ces mesures sur les bénéficiaires.
Elles montrent que la grande majorité des bénéficiaires désire des mesures d’insertion et que leur déception est grande lorsqu’elles se révèlent inintéressantes, inadéquates voire inexistantes. Selon ces études, l’effet des mesures sur l’emploi ne peut être démontré, ni dans le cadre de l’assurance chômage ni dans celui de l’aide sociale. Les mesures d’insertion, pourtant obligatoires, sont en nombre largement insuffisant et souvent inadéquates. Comment comprendre ce paradoxe? Ces mesures semblent ne pas avoir de valeur en lles-mêmes, mais remplissent plutôt une fonction de normalisation et de justification. Elles imposent et valorisent davantage l’attitude face au travail que le travail effectif. Ce qui importe, c’est que la personne soit dans une posture de disponibilité individuelle à toute forme de travail, toujours sur le qui-vive,
flexible et adaptable et sans exigences exagérées par rapport aux conditions de l’emploi qu’elle est censée retrouver au plus vite. L’interrogation de Bec me semble très pertinente: «N’a -t-on pas à faire […] à une nouvelle forme d’assistance qui avance masquée derrière une inscription dans un travail qui n’en est pas vraiment un et qui tente de maintenir la fiction d’une économie des droits et des devoirs?» (Bec, 2004,
32).
Les politiques d’activation sont qualifiées d’«anachroniques» par Magnin car elles cherchent à strong>«combattre le chômage en obligeant les chômeurs à chercher et à accepter du travail alors qu’il n’y a pas de travail». L’efficacité de ces politiques réside au plan des discours: elles déplacent l’attention sur les victimes du chômage qui sont tenues pour responsables de leur situation (Magnin, 2005, 369).
Il appartient aux travailleurs sociaux de juger si les bénéficiaires satisfont à ce «nouvel esprit du capitalisme» pour reprendre la formule de Boltanski et Chiapello, (1999), tâche qui les conduit à scruter sans cesse les attitudes et à faire intrusion dans l’histoire personnelle de leurs publics. «Qui ne peut payer autrement doit continuellement payer de sa personne, et c’est un exercice épuisant. […] Le demandeur n’a rien d’autre à apporter que le récit de sa vie avec ses échecs et ses manques, et on scrute ce pauvre matériau pour dégager une perspective de réhabilitation afin de ‹construire un projet›, de définir un ‹contrat d’insertion›. Les fragments d’une biographie brisée constituent la seule monnaie d’échange pour accéder à un droit. Il n’est pas certain que ce soit un traitement de l’individu quiconvienne à un citoyen à part entière» (Castel, 1995, 473).
Au contraire, on peut craindre que l’aide sociale ne devienne un «tremplin vers le salariat précarisé» (Wacquant, 2004). Il est cependant délicat de l’affirmer pour la Suisse car les statistiques n’informent pas sur les conditions d’emploi (salaire, durée du contrat) que trouvent les bénéficiaires lorsqu’ils sortent de l’assistance. Et comment constater les éventuelles pressions exercées par les services sociaux afin que les bénéficiaires acceptent n’importe quel «sale boulot»? Le manque d’emplois, aujourd’hui très prononcé, rend l’obligation d’accepter un travail plus virtuelle que réelle. Néanmoins, les récentes modifications réglementaires dans l’aide sociale autorisent une forte pression sur les bénéficiaires par un système de bonus-malus.
Par ailleurs, l’aide sociale a un effet de sous enchère salariale par le seul fait qu’elle complète des salaires insuffisants: elle les légitime et les rend acceptables. La Ville de Zurich, qui introduit des «jobs à 1000 francs» pour les bénéficiaires de l’aide sociale, est allée le plus loin dans une logique qui n’a plus grand-chose à envier au workfare étasunien.
La logique d’activation se marie mal avec le droit à l’aide. Elle crée de nouvelles formes de domination et de discipline. En fin de compte, l’aide sociale adresse, comme le dit Wacquant à propos des États-Unis, «un avertissement à tous les Américains qui travaillent plus pour des revenus moindres, quand ils travaillent: il existe un sort moins enviable et un statut plus bas que l’emploi le plus dur et le moins
rémunérateur qui soit.»
Extrait de l'étude ci-jointe :Aider_et_controler.pdf
18:40 Publié dans Chômage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, chômage, femmes, Egalité
04.06.2006
Revenons à nos moutons.......euh...je veux dire à nos chômeurs !
Comment éviter le chômage des jeunes?
Doit-on être plus imaginatif pour intégrer les jeunes au marché de l'emploi?
30.05.06
Thomas Daum n'a pas attendu d'occuper son nouveau poste pour se faire remarquer. Le futur directeur de l'Union patronale suisse propose que la durée d'indemnisation des jeunes chômeurs soit ramenée de 400 à 250 jours. S'il s'agit d'ouvrir le débat sur la révision de la loi qui sera mise en consultation cet été, le patron des patrons trouve des contradicteurs. Un expert de la réinsertion des sans-emploi juge sa proposition peu constructive et inadéquate. Il préconise d'explorer plutôt les mesures qui permettront aux jeunes de se prendre en charge plus rapidement. Les laissés-pour-compte n'ont en général pas une qualification suffisante. C'est donc les diverses manières de compléter leur formation que les spécialistes jugent prioritaires.
Un témoignage parmi d'autres....
J’ai été touché personnellement par le chômage pendant 14 mois à l’âge de 20 ans. Aujourd’hui j’ai à nouveau réintégré le marché de l’emploi, ceci grâce à des connaissances qui m’ont pistonnés. Je suis employé de commerce et dans mon domaine, il y a énormément de demande, mais peu d’offres. Et les jeunes continuent à choisir un apprentissage d’employé de commerce, et au final, pas de place fixe une fois le CFC obtenu. C’est scandaleux que personne ne vous donne la chance de prouver vos capacités sans pour autant avoir une première expérience hormis l’apprentissage. D’ailleurs, si personne ne nous donne l’occasion d’en avoir une, c’est-à-dire de nous engager afin de prouver nos compétences, il est clair que nous n’en auront jamais. Après 14 mois de chômage devoir supplier son entourage pour que ceux-ci essaient de vous donner un coup de pouce par crainte du fait que prochainement vous n’allez plus avoir le droit au chômage…il y a de quoi se poser des questions. Se retrouver à l’âge de 20ans au chômage, ce n’est pas drôle. Si encore en plus de ça, l’Etat vous supprime des indémnités, c’est inadmissible. J’en conclu tout simplement que non seulement l’Etat n’aide pas les jeunes à trouver du travail mais également supprime des indemnités. Ainsi, nous allons faire des économies, c’est vrai. Mais que vont devenir ces jeunes, sans emploi et sans revenus? Reste à préciser que la violence et les délits n’arrêtent pas d’augmenter, la question du pourquoi ne se demande même pas.
Cela dit, je soutiens et je soutiendrais toujours les chômeurs, jeunes ou d’un certain âge, car c’est uniquement en ayant vécu un long moment au chômage que l’on peut savoir réellement de quoi il s’agit.
Amicalement.
Un ancien chômeur
14:55 Publié dans Chômage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, chômage, parti socialiste, femmes
29.05.2006
Notre petit CPE made in Switzerland
Comme d'hab....c'est toujours au plus faible que l'on s'en prend ! CQFD
Réduire le chômage des jeunes: réaction à la proposition de Daum
29 mai 2006 17:17
BERNE - Au lendemain de la proposition du futur patron des patrons préconisant de raccourcir la durée du chômage des jeunes, le secrétaire général de l'Union syndicale suisse (USS) a réagi. Serge Gaillard a rappelé ses responsabilités à Thomas Daum.
Thomas Daum, qui succédera le 1er juin à Peter Hasler à la tête de l'Union patronale suisse, propose de réduire de 400 à 250 jours d'indemnité chômage. Comme les jeunes restent moins longtemps au chômage, une réduction de la durée des indemnités devrait être au moins discutée ouvertement, estime-t-il.
Lundi à midi, au journal de la télévision alémanique, le syndicaliste Serge Gaillard a rappelé au patron des patrons que la loi oblige déjà les chômeurs à rechercher activement un emploi. Au lieu de réclamer des réductions pour les jeunes, les employeurs feraient mieux de créer des places d'apprentissage et continuer d'occuper les jeunes après.
Pour Roger Piccand, le chef du Service de l'emploi vaudois, qui s'est exprimé sur les ondes de la Radio suisse romande, cette coupe, si elle était adoptée, devrait être assortie de mesures complémentaires. L'amélioration de la formation des jeunes pour leur permettre de mieux entrer sur le marché du travail en est une.
"On les menace de leur enlever le poisson, il s'agit alors de leur donner une canne à pêche", a-t-il expliqué. Il faudrait aussi trouver un moyen pour inciter les patrons à employer et former des jeunes plutôt que d'engager de la main-d'oeuvre illégale et bon marché, a-t-il souligné.
A l'émission "Mise au Point" dimanche, Thomas Daum s'est par ailleurs montré convaincu que la proportion de chômeurs ne pourra plus descendre au-dessous de 2%. Cette situation doit être considérée comme le plein emploi, selon lui. (ATS)
Source de l'article
Qui est donc Monsieur Thomas Daum ?
M. Thomas Daum sera le nouveau directeur de l’Union patronale suisse
Ce 1er décembre 2005, le Comité de direction de l’Union patronale suisse a nommé au poste de nouveau directeur du Secrétariat de l’Union patronale Thomas Daum, licencié en droit. M. Daum remplacera dès le 1er juin 2006 Peter Hasler, qui assumera des mandats administratifs et des tâches spéciales en qualité d’indépendant.
Le futur directeur de l’Union patronale est né en 1948, est avocat de formation et dirige depuis plusieurs années Swissmem, l’organisation faîtière de l'industrie suisse des machines, des équipements électriques et des métaux.
Après des études de droit à l’Université de Zurich, M. Thomas Daum a travaillé comme conseiller juridique dans une banque étrangère à Zurich. En 1982, il entre au secrétariat de l’ASM (Association patronale suisse de l’industrie des machines). En 1989, il devient directeur
suppléant et, en 1993, directeur de l’ASM. Avec le regroupement dans «Swissmem» de l’ASM et du VSM (Société suisse des constructeurs de machines), Thomas Daum a repris la direction de ces deux grandes associations de la branche.
En fin connaisseur des questions liées au partenariat social, Thomas Daum a préparé et accompagné plusieurs renouvellements de la «convention de paix du travail». Il fait partie de nombreuses commissions d’experts et de commissions extra-parlementaires de la Confédération. Il est membre du comité d’administration de la SUVA, du Conseil de surveillance de l’Osec et de la commission pour la Garantie contre les risques à l’exportation.
M. Thomas Daum a été président de la commune de Stäfa de 1988 à 2002. Il est marié, père de deux enfants adultes et habite à Uerikon, ZH. Source
Apparemment, Monsieur Daum n'a jamais connu personnellement le statut de chômeur et le plus "ironique", c'est que sur le site internet de l'Union patronale suisse dont il sera le nouveau directeur on y trouve ceci:
Travail et pauvreté
L’Union patronale suisse doit constater que même dans un pays aisé la pauvreté ne peut malheureusement être éliminée totalement.
Il est en particulier choquant que de nombreuses personnes, même en travaillant à plein temps, ne disposent pas d’un revenu suffisant pour pouvoir organiser leur existence sans devoir recourir à une aide publique ou privée. Ces 250'000 « working poor » méritent donc toute notre attention et il faut rechercher des moyens et des solutions pour améliorer leur situation. De nombreuses propositions ont été faites pour s’attaquer à ce problème. L’Union patronale suisse a examiné ces propositions afin de déterminer d’un côté, lesquelles pourraient être mises en pratique efficacement pour atteindre le but visé tout en étant politiquement acceptables, et de l’autre, quelles mesures n’auraient pas d’effet ou même conduiraient à un résultat négatif. Les conclusions de cette évaluation ont été rassemblées dans une brochure intitulée « Travail et pauvreté ». Cette brochure peut être commandée à l’adresse "
Source
Serait-ce l'hôpital qui se moque de la charité ?
21:35 Publié dans Chômage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Parti socialiste, Politique
23.05.2006
Fait divers qui n'a choqué personne !
Chômeuse après la faillite de son école de musique, la jeune femme était inscrite aux oeuvres sociales de Zurich. Photo © Remy Steinegger
Suicide pour éviter la prison ZURICH Une jeune chômeuse qui n'a pas pris de ticket de transports publics est menacée de 30 jours de prison. Elle se donne la mort
BRUNO PELLANDINI ET VINCENT DONZÉ
25 avril 2006
Deux courses en tram impayées semblent à l'origine d'un suicide survenu à Zurich. Lorsque la police a découvert le corps d'une pianiste tessinoise de 29 ans dans la cave de son immeuble, le 6 avril dernier, elle a remarqué un classeur ouvert à côté de son lit. Ce dossier contenait les documents sanctionnant le non-paiement des deux amendes de 80 francs. Et la convocation pour 30 jours de prison reposait sur la table de la cuisine.
«Ma fille n'aurait pas supporté un emprisonnement», témoigne le père, Adrian Ruckstuhl (57 ans). Cet écologiste combatif n'accuse personne: «Je ne désigne pas de coupable.» Mais il dénonce «l'absurdité d'un système qui frappe les plus faibles».
Chômeuse après la faillite de son école de musique en 2001, Jelscha était enregistrée aux oeuvres sociales de Zurich. Elle ne pouvait pas donner la priorité au paiement des deux amendes, elle qui travaillait sporadiquement dans un kiosque.
La resquilleuse possédait un abonnement demi-tarif et les deux courses impayées de 2 fr. 50 remontent au 13 avril et au 10 juin 2005. En passant par un juge, les deux amendes impayées ont pris du poids avec les frais de justice: 581 francs. Et la menace de 30 jours d'arrêt est tombée le 9 août, au terme de la procédure usuelle.
Jelscha tenait un journal et jusqu'à son dernier écrit du 14 mars dernier, cette jeune femme qui s'adonnait à la peinture et à la poésie n'a pas évoqué un suicide. Sensible et solitaire sans être asociale, Jelscha semble avoir été fragilisée par un viol dont elle a parlé à son père. Mais pour ce dernier, la menace d'un emprisonnement a agi comme un coup de massue, puisque la police devait débarquer chez elle si elle ne se présentait pas à la prison. A Ligornetto, Adrian Ruckstuhl considère que sa fille se serait pliée à un travail d'intérêt public.
Source de cet article
On sous estime trop souvent le statut de chômeur dans notre beau pays dit "riche" !
Moi, ce fait divers me choque et ne me laisse pas indifférente ! Messieurs les Politiciens, quand ferez-vous des lois moins "barbares" pour vos électeurs ?
18:05 Publié dans Chômage | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FEMMES















