07.07.2008

Avons-nous besoin du libéralisme ????

024e3577666546cc781398bbb311cf38.jpg"Le libéralisme, c'est plus de choix et des meilleurs prix pour le consommateur"

FAUX: Selon le dogme libéral lui-même, le libéralisme ne peut fonctionner que si il existe une concurrence suffisante de l'offre. Or dans les faits, le capitalisme libéral tend vers la concentration et la formation de monopoles qui éliminent toute concurrence, réduisent le choix du consommateur et font monter les prix (ou baisser la qualité).

Dans le domaine des services publics comme la distribution d'eau, la poste, ou les chemins de fer, leur privatisation s'est toujours traduite par une augmentation des coûts pour l'usager, une diminution du service, et une réduction des investissements dans l'entretien des infrastructures. Un exemple parmi d'autres: dans les années 90, le FMI et la Banque mondiale ont obligé les Philipines à privatiser la gestion de l'eau. Au début, les prix ont baissé de 20%, une baisse utilisée par la propagande libérale pour démontrer l'utilité des privatisations. Mais 10 ans plus tard, le prix de l'eau a été multiplié par 5.

Quant aux systèmes de retraites privés (les fonds de pension), ils consistent à priver les salariés de toute sécurité, en les livrant aux incertitudes de la gestion des organismes financiers. En cas de faillite de ces derniers, les salariés se retrouvent sans retraite malgré des années de cotisation. C'est ce qui s'est passé aux Etats-Unis en 2002 avec la faillite d'Enron.

"Le libéralisme, c'est le libre-jeu du marché"

FAUX: Toujours selon le dogme libéral, le libre-jeu du marché nécessite la transparence du marché et de l'information.

En réalité, à cause des pratiques d'opacité et de l'inégalité dans l'accès à l'information, le consommateur ne peut choisir en connaissance de cause.

"La croissance crée des emplois"

FAUX: La croissance crée des emplois dans un premier temps, mais elle sert surtout à financer les "restructurations" et les délocalisations. Au bout du compte, elle détruit davantage d'emplois qu'elle n'en crée.

"Seul le marché est apte à déterminer le juste prix des matières premières, des devises, ou des entreprises"

FAUX: Les marchés sont essentiellement guidés par la spéculation et la recherche du profit à court-terme. Les fluctuations des cours sont souvent irrationnelles, excessives, et soumises à la manipulation. Ces oscillations excessives des cours sont destructrices, provoquant ruines et faillites dans l'économie réelle. Mais dans le même temps, ces oscillations sont aussi génératrices de profit pour les spéculateurs. Encore le principe des vases communicants…!

"L'entreprise crée des richesses. Elle est la source de la prospérité des pays et de leurs habitants"

FAUX: le plus souvent, les entreprises ne créent pas de richesses, car la valeur créée est inférieure aux coûts réels des ressources utilisées ou détruites, si on prend en compte le coût environnemental et humain, ainsi que le coût réel des matières premières non-renouvelables.

Le "profit" des grandes entreprises est en réalité prélevé sur la nature, saccagée par l'exploitation, l'urbanisation et la pollution, ou "vampirisé" sur d'autres acteurs économiques:

- sur les salariés qu'on aura licenciés pour économiser des coûts ou "augmenter la productivité", ou dont on aura réduit la rémunération ou la protection sociale.

- sur les consommateurs qui doivent payer plus pour une qualité ou une quantité moindre.

- sur les fournisseurs (en particulier sur les producteurs de matières premières minières ou agricoles)

- sur d'autres entreprises dont on aura provoqué la faillite par des pratiques déloyales, ou qui sont rachetées pour être ensuite dépecées, vendues par morceaux, et dont les salariés sont transformés en chômeurs.

- sur les populations du Tiers-Monde qui ont été spoliées de leurs terres et de leurs ressources, et qui ont été réduites en esclavage, obligées de travailler dans les mines ou les "ateliers de la sueur" des entreprises transnationales, ou pire encore, obligées de servir de cobayes à l'industrie pharmaceutique, ou de vendre leurs organes (le plus souvent un rein ou un oeil) qui seront ensuite greffés à des malades fortunés. (le prix payé pour le prélèvement d'un rein va de 20.000 euros en Turquie, à seulement 800 euros en Inde)

"La mondialisation profite à tous"

FAUX: Entre 1992 et 2002, le revenu par habitant a chuté dans 81 pays. Dans le Tiers-Monde, le nombre des "extrêmement pauvres" a augmenté de près de 100 millions.

L'écart des salaires s'est également creusé de manière fantastique. Prenons l'exemple d'une ouvrière chez un sous-traitant asiatique de Disney qui fabrique des vêtements à l'éffigie de Mickey pour les consommateurs occidentaux. Cette ouvrière travaille dans un "atelier de la sueur", 14 heures par jour, 7 jours sur 7, sans aucune protection sociale, sans droit de grève, le tout pour un salaire horaire de 0,28 dollars. Dans le même temps, le salaire horaire du PDG de Disney est de 2800 dollars, soit 10.000 fois plus.

Les 225 personnes les plus riches du monde cumulent un patrimoine global de 1000 milliards de dollars, l'équivalent du revenu annuel des 3 milliards de personnes les plus pauvres de la planète, soit 47% de la population mondiale. La fortune additionnée des 84 personnes les plus riches dépasse le produit intérieur brut de la Chine avec ses 1,2 milliard d'habitants.

En 2002, 20% de la population mondiale accapare 80% des richesses, possède plus de 80% des voitures en circulation et consomme 60% de l'énergie, tandis que le milliard d'habitants les plus pauvres se partagent 1% du revenu mondial.

"Le libre-jeu du marché crée par lui-même les conditions de l'équilibre"

FAUX: Le libre-jeu du marché produit l'équilibre uniquement en moyenne sur une longue période. En réalité, il oscille en permanence autour de l'équilibre, et ces oscillations sont brutales et destructrices. Une économie libérale entraîne un environnement économique instable qui prive les individus de toute sécurité, les obligeant à s'adapter sans cesse aux aléas de la conjoncture et aux "restructurations économiques".

Or comme toute vie biologique, l'être humain a besoin d'un minimum de stabilité de son environnement. Le libéralisme est donc contraire à l'homme et à la vie dans son ensemble, le libéralisme ayant aussi pour conséquence l'exploitation sauvage de la nature et la pollution généralisée de l'écosystème.

"Le libéralisme est le seul choix possible, sous peine de s'isoler du Monde"

FAUX: Certes, un pays cours le risque d'une délocalisation accrue des entreprises si il ne va pas dans le sens de leurs désirs. Du fait de la mondialisation, les salariés occidentaux sont désormais en concurrence avec les salariés de l'Inde ou de la Chine, y compris pour des emplois qualifiés dans le tertiaire ou les secteurs technologiques. Tant qu'il y aura le moindre profit à réaliser en délocalisant, les entreprises iront au plus offrant, dans le pays où elles trouvent les lois sociales et environnementales les moins contraignantes.

Mais si il en est ainsi, c'est parce que nos gouvernements se sont entendus pour créer ces conditions, en appliquant simultanément dans tous les pays les déréglementations prônées par l'idéologie libérale. Ils ont réalisé la mondialisation uniquement dans un sens favorable aux entreprises, sans la contrepartie d'une mondialisation au niveau des lois de protection sociale et environnementale. La mondialisation néo-libérale est résolument dissymétrique.

D'autre part, cette absence apparente de choix revient de fait à une dictature des entreprises. Accepter cette dictature, c'est renoncer au pouvoir souverain des Etats et des représentants élus du Peuple. C'est donc renoncer à la démocratie, et accepter à terme un esclavage généralisé.

C'est ma façon de voir cette chose et cela n'engage que moi !

 

08.02.2007

L'igloo à faire soi-même

medium_a1.jpgIngénieux nos p’tits suisses !

CONSTRUCTION Trois Gruériens inventent une structure constituée de panneaux préfabriqués de conception écologique

STÉPHANE BERNEY 7 février 2007

Trois Gruériens (où l'on fabrique le "Gruyère" AOC), ont mis au point un concept de maison en kit démontable. Il s'agit d'un igloo en bois, sans charpente, de forme géodésique et capable de résister à des vents de plus de 200 km/h. L'igloo est constitué de panneaux préfabriqués assemblés au millimètre près. «Tout tient dans cette précision. Logiquement, il n'y aurait même pas besoin de rivets pour tenir les parties boisées entre elles», explique Pierre Clerc, le concepteur et responsable de la fabrication de cette nouveauté suisse. Les panneaux renferment une partie isolante en fibre de bois qui évite les pertes énergétiques. Un vrai souci écologique a guidé les concepteurs dans leurs recherches.

La maison est commercialisée sous l'appellation Swisspod («pod» signifie coquille en anglais). «Nous avons déposé le brevet il y a un peu plus d'un an», confie Jean-Pierre Grangier, ingénieur technique du projet. Le modèle de base mesure 6 m de diamètre pour environ 29 m2 de superficie au sol et un poids de 3,8 tonnes. Tout compris, il coûte 25 000 fr. «Il est construit en une demi-journée», explique Pierre Comte, gestionnaire de la société Swisspod, créée à Bulle le 2 février dernier pour promouvoir et commercialiser le produit.

«Il n'y a pas besoin de main-d'oeuvre spécialisée pour monter l'igloo, et les panneaux peuvent accueillir des capteurs solaires», insiste Pierre Clerc. Un détail qui ouvre des perspectives: «On imagine que notre construction puisse servir d'hôpital de campagne pour des missions humanitaires, de classes provisoires pour des écoles en construction, d'habitations de camping pour du tourisme écologique, ou encore d'abri, car il peut être enterré et même recouvert de béton 

 

Source de l'article....

 

Le site des inventeurs et fabricants: Swisspod

 

Génial ! On pourra aussi y loger les sans-abris, c'est l'Abbé Pierre qui doit être content !

 

Une autre maison ronde: Domespace pour plus grands budgets !

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Bon d'accord, d'autres l'ont inventé avant eux, mais ça, c'est une autre histoire !

 

08.01.2007

Quelque 50% des exploitations agricoles menacées en Suisse

medium_alpaufzugK.jpgPaysans suisses

La moitié des exploitations agricoles sont menacées en Suisse, estime l'Union suisse des paysans (USP) dans son rapport annuel 2006. Un quart des agriculteurs vit même en dessous du seuil de pauvreté.

[ats] - Une autre quart d'entre eux ne dispose pas des moyens financiers pour se constituer une épargne vieillesse. Un nombre important de familles vit donc en dessous du seuil de pauvreté. Le revenu annuel par unité de main d'oeuvre familiale a chuté de 36'700 à 33'800 francs entre 2004 et 2005, en raison de la baisse des prix et de la hausse des coûts. Dans le reste de la population, le revenu moyen atteint le double, soit 67'200 francs.

Au total, quelque 50% des exploitations risquent de disparaître d'ici 10 à 15 ans. Il suffit d'une mauvaise récolte ou d'une évolution des prix défavorable pour faire basculer ces familles dans la catégorie des "working poor". Le taux moyen se situant à 6,7%. Dans l'agriculture, il varie entre 20 et 30% selon l'année, précise le directeur de l'USP Jacques Bourgeois.

Au total, quelque 50% des exploitations risquent de disparaître d'ici 10 à 15 ans, avertit le président de l'USP Hansjörg Walter. Cette prévision pourrait s'aggraver en tenant compte des pressions supplémentaires que représentent le projet de Politique agricole 2011, d'éventuels accords de libre-échange et les négociations de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

L'agriculture multifonctionnelle mourra dans les prochaines années en Suisse si la population et les politiques ne la soutiennent pas comme le veut la Constitution, estime l'USP. L'organisation paysanne exige du Conseil national qu'il corrige le projet de Politique agricole 2011 en y maintenant le soutien au marché indigène ainsi que l'enveloppe budgétaire actuelle.

Nos citoyens et nos politiques sont-ils prêts à être dépendants des autres nations pour se nourrir ? Vivons-nous dans une société devenue trop égoïste et matérialiste pour ne pas penser plus loin ? Toutes ces questions, il serait temps de se les poser, non ? La Suisse est un pays riche, mais ses habitants ne pourront pas exclusivement se nourrir de produits exogènes ! L'indépendance, c'est cela la liberté ! Réveillez-vous politico.... de tout bord ! Pensez aux générations futurs et pas toujours à vos propres nombrils ! Il est encore temps !