19.09.2007

L’Etat jurassien condamné pour discrimination salariale.

e3f52a13b0bd8e81b45b9d04fcf94de8.gifElles avaient la même fonction que leurs collègues masculins, mais elles étaient moins payées: la justice leur donne gain de cause.

En janvier dernier, je vous parlais de cette histoire qui devrait faire "juriste prudence" dans le futur, du moins je l'espère..... 

 

L’Etat jurassien devra verser environ 75 000 francs à deux employées de l’Office des véhicules. C’est à l’été 2001 que les deux jeunes femmes, fraîchement engagées en tant qu’«agentes administratives 2» avec un salaire de la classe 5 de l’échelle des traitements de l’Etat, se sont aperçues que leurs prédécesseurs, eux, étaient en classe 9. Leur fonction a toutefois été réévaluée par la suite, et à compter du 1er janvier 2005, elles se sont retrouvées en classe 9.

C’est donc pour la période 2001-2004 qu’elles réclamaient – et qu’elles obtiennent – ce complément de salaire. Cela correspond à environ 15 000 francs (salaire brut) pour l’une et 41 000 francs pour l’autre

La Chambre administrative du tribunal cantonal a estimé que l’Etat avait commis une inégalité salariale fondée sur le sexe.

Les deux employées de l’Office des véhicules ont intenté une action en justice fin 2005 contre le Canton du Jura. Elles étaient moins payées que leurs homologues masculins qui occupaient précédemment un poste équivalent aux leurs.

L’ancien chef de l’OVJ Philippe Receveur, devenu ministre des ressources humaines dans l’intervalle, a admis cette inégalité de traitement que les deux employées estimaient fondée sur l’interdiction de discrimination liée au sexe.

La défense n’a cependant pas pu établir des motifs objectifs justifiant une différence de traitement entre les deux employées et leurs prédécesseurs masculins.

Un grand BRAVO ! !!! à ces deux dames, il faut beaucoup de courage pour affronter ce genre d'inégalité !

29.07.2007

La Suisse, mauvaise élève en matière d'égalité salariale

164321ed9e68a5c74b38f795936fe959.jpgTRAVAIL23:27  

Vu les moyennes européennes, le marché suisse du travail paraît peu équitable envers les femmes. Et Genève semble plus féministe que le canton de Vaud. 

 

PHILIPPE RODRICK | 20 Juillet 2007 | 23h27

Mauvais score ! En considérant les écarts entre les salaires des femmes et des hommes dans les vingt-sept Etats membres de l'Union européenne, la Suisse ne se classerait qu'au 22e rang, ex aequo avec la Grande-Bretagne et la Finlande . La patrie de Guillaume Tell serait en plus largement surpassée par de tout «nouveaux» européens comme la Roumanie et la Bulgarie.

En observant le rapport femmes-hommes dans les rémunérations, seuls quatre marchés du travail sont plus cruels que l'helvétique: le chypriote, l'estonien, le slovaque et l'allemand. Ce palmarès s'inspire d'un rapport présenté avant-hier par le commissaire européen à l'Emploi, aux affaires sociales et à l'égalité des chances, Vladimir Spidla, et d'une recherche de l'Office fédéral de la statistique publiée en octobre dernier, basée sur des données recueillies deux ans plus tôt. Les études de référence sur les différences entre salaires féminins et masculins reposent le plus souvent sur une donnée arithmétique complexe: le salaire brut médian dans le secteur privé, standardisé sur la base d'un équivalent plein temps de 40 ? heures hebdomadaires, inclues dans un mois de quatre semaines et un tiers.

Au-delà de cette précision, les résultats de l'étude européenne demeurent néanmoins stupéfiants. Ils laissent toutefois supposer que, dans certains Etats peu favorisés, où le droit du travail est encore peu développé, une masse de travailleuses et de travailleurs non qualifiés sont payés au lance-pierres, sans grande différence entre les sexes. De tels contextes sociaux réduiraient les écarts, boosteraient certains pays au-dessus de la moyenne européenne, mais sans que cela n'améliore réellement la place des femmes sur ces marchés du travail.

Jusqu'à 30% de différence

Dans des Etats économiquement beaucoup plus puissants (Grande-Bretagne, Allemagne, Suisse, Finlande ou Suède), où parfois plus d'un travailleur sur deux est une femme, d'autres facteurs accentuent les fossés. Même si «les cas de discrimination directe, entre collaboratrices et collaborateurs exerçant des fonctions identiques, dans des conditions parfaitement comparables, ont quasi disparu», affirme l'ex-premier ministre tchèque Vladimir Spidla. Dans les pays riches, les femmes universitaires se concentrent ainsi dans des branches beaucoup moins rémunérées que celles «squattées» par les hommes. L'interruption des carrières, les changements d'employeurs et le temps partiel des mamans ralentissent en outre la progression des salaires. A tel point qu'avec l'âge, à travail égal, les femmes sont de moins en moins bien payées que les hommes. Par ce processus, jusqu'à 30% d'écart ont pu être observés en Suisse.

Le plafond de verre

Le phénomène dit du «plafond de verre» fonctionne en outre toujours à merveille. «Il empêche en effet les femmes de gravir les échelons en dépit de compétences égales à celles de leurs concurrents masculins. Les hommes préfèrent avantager d'autres hommes aux profils similaires. Les êtres humains s'entourent souvent de gens qui leur ressemblent», rappelle Monika Bütler, économiste et professeur à l'Université de Saint-Gall. Last but not least, une vieille tradition influence encore l'orientation des salaires médians. A niveau de formation égal, mais dans des professions différentes, les métiers surtout masculins sont toujours mieux gratifiés que leurs homologues féminins. Ainsi l'éducatrice de la petite enfance est souvent moins rémunérée que le serrurier, et le magasinier davantage que la caissière. »

Zurich, un cas inquiétant

L’écart entre les salaires féminins et masculins s’avère beaucoup moins grave dans le bassin lémanique que dans le reste de la Suisse. Et le marché du travail genevois semble plus féministe que le vaudois. Dans le secteur privé, à Genève, le salaire brut médian féminin atteint 5886 francs, contre 6489 francs pour les hommes. La différence entre le premier et le second atteint dès lors 9%. En comparaison, le score vaudois peut paraître grave: 15,6%. Dans le pays de Charles- Ferdinand Ramuz, le salaire médian féminin s’élève à 4800 francs, contre 5687 francs pour les hommes. Le cas de Zurich se révèle encore plus inquiétant: le fossé entre les rémunérations des femmes et des hommes y frôle le quart. «

Le marché du travail est un marché très complexe. Il est influencé par d’importants facteurs psychologiques.

En tant qu’économiste, je doute toutefois que des réglementations soient pertinentes», indique Monika Bütler, professeure à l’Université de Saint-Gall, citée dans le Tages-Anzeiger. L’expérience genevoise tend cependant à démontrer le contraire. «La bonne performance de notre canton s’explique entre autres par l’existence de nombreuses conventions collectives de travail», estime la directrice du Service genevois pour la promotion de l’égalité entre homme et femme, Fabienne Bugnon. Au bout du Léman, les multinationales prouvent en plus leurs forces en matière de politique familiale et d’aménagement du temps de travail. «Vu leur poids économique, leur politique plus égalitaire pèse certainement sur l’ensemble du canton», note Fabienne Bugnon. P. RK

Source de l'article......

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On nous parle souvent de l'évolution humaine, dans ce cas précis, ne serait-ce pas plutôt une régression ? A quand des labels éthiques pour les entreprises dans nos pays comme il en existe déjà pour le travail équitable, pourquoi pas instaurer un label "égalité salariale".

Les consommateurs et consommatrices feraient leurs achats différemment, peut-être ?????!!!!

Et bien voilà !!!! qui cherche, trouve....Il existe une certification en Suisse, le nom est: equal-salary 

comment rendre l'égalité vendable.pdf

 

 

18.03.2007

Justice à deux vitesses des Etats suisses

medium_cruchot.jpgLausanne: le chef de la police judiciaire perd son poste

Le chef de la police judiciaire de Lausanne ne retrouvera pas son poste. La municipalité lui cherche une autre affectation au sein de l'administration. Le haut gradé avait été suspendu en juin 2006 pour ivresse au volant.

[ats] - "La Municipalité a décidé jeudi de repourvoir son poste", a expliqué le municipal lausannois de la police, Marc Vuilleumier, confirmant une information du "Matin". L'intéressé a été informé par lettre de cette décision.

Le 4 juin 2006, le chef de la PJ était rentré ivre à son domicile lausannois, percutant quatre voitures en stationnement. Il ne s'était pas arrêté sur le lieu de l'accident mais avait regagné son domicile cent mètres plus loin, avant de revenir sur place.

La ville avait immédiatement suspendu le policier mais attendait le verdict de la justice pour trancher sur le fond. Fin janvier, le juge d'instruction cantonal a rendu sa copie et condamné le policier à 30 jours-amende de prison avec sursis.

La municipalité a estimé que cette sanction était "relativement lourde" et susceptible de s'aggraver encore: le procureur général a jugé la peine trop clémente et fait opposition, ce qui renvoie l'affaire devant le tribunal de police de Lausanne.

Source de l'article.....

Dans l'article "Le Matin" nous pouvons y lire entre autres que ce Monsieur touche

Plus de 8000 francs de salaire
La question du futur de l'ex-chef de la police judiciaire de Lausanne n'est pas liquidée pour autant. D'abord parce que suite à un recours déposé par le procureur du canton, l'accident d'Antoine Savoy fera l'objet d'un jugement au Tribunal de police, probablement l'automne prochain. Ensuite, et surtout, parce que l'ancien responsable de la PJ qui ne travaille plus depuis l'été dernier... reçoit toujours un salaire de plus de 8000 francs par mois!

Indécent? «L'administration ne peut être tenue responsable de la lenteur de la justice», se défend d'abord Marc Vuilleumier, municipal en charge de la Sécurité publique. «Il nous fallait les considérants de la sanction, communiqués il y a une dizaine de jours seulement, pour prendre une décision.» Mais depuis neuf mois, a-t-on songé à réaffecter provisoirement l'ex-chef de la PJ? «Pratiquement, c'est difficile. Vu sa fonction, on ne peut pas lui proposer une place à la voirie!» tranche Marc Vuilleumier.

Quand je lis ceci, je ne peux m'empêcher de penser à toutes les personnes qui ont été mobbées au sein de l'administration publique et qui sont soit pénalisées dans leur travail comme le relève cet article du "Courrier", ou cet article, soit simplement "grillées" dans leur futur recherche d'emploi dans l'administration et surtout, n'ont jamais reçu d'excuses pour le mal que l'on leur avait fait !

Etant moi-même une ex-épouse d'un fonctionnaire de police à qui il est arrivé la même mésaventure que le Monsieur ci-dessus, mais qui a toujours été "protégé" par ses collègues ou supérieurs hiérarchiques et n'a jamais été inquiété, vous me permettrez d'avoir quelques doutes sur l'intégrité étatique.

05.03.2007

Pourquoi les femmes surpassent les hommes dans la gestion de fonds risqués

medium_femme003.jpgCOMPORTEMENT. Plus patientes que leurs confrères, les gérantes se distinguent sur les marchés émergents.  

 Olivier Schaerrer

 

Le meilleur gérant en actions russes sur ces douze derniers mois est une gérante. Zina Psiola devance de plus de sept points de pourcentage son premier concurrent. Cette employée de Clariden Leu fait partie de tout un groupe de femmes classées aux premiers rangs des performances sur les marchés émergents. Lilian Co chez Baring et Shumin Huang chez JPMorgan (JPM), toutes deux actives dans les actions chinoises, Dominique Delaporte chez IXIS à Paris, pour les marchés d'Europe émergente et Ana Cristina Piedrahita chez Morgan Stanley pour les titres d'Amérique latine, peuvent également se targuer de figurer dans les pelotons de tête des fonds de placement.

Leurs excellents résultats sont encore plus impressionnants si l'on tient compte de leur petit nombre dans le métier. Elles y sont 10 fois moins nombreuses que les hommes.

Inutile de parader

Quel est donc leur secret ? «Il faut être patiente, certaines actions de mon portefeuille sont là depuis que je l'ai repris en été 2004», explique Zina Psiola. Travaillant aujourd'hui à Zurich, elle a passé sa jeunesse entre la Russie et l'Ukraine. «Les gérants masculins ont souvent le goût de parader, une nécessité que nous n'avons pas, cela nous donne plus de liberté.»

«Nous sommes plus rationnelles, plus calmes et moins impulsives», explique Lilian Co, une gérante de Baring née à Hongkong, où elle a passé l'essentiel de sa vie. Son fonds est le meilleur mondial sur ces douze derniers mois, toutes catégories de placements confondues. «J'ai tendance à acheter mes titres pour les garder longtemps.» Ana Cristina Piedrahita approuve. Cette cogérante sur l'Amérique latine chez Morgan Stanley «garde souvent ses titres deux à trois ans».

Ce comportement est confirmé par les statistiques. «Les femmes gérantes achètent et revendent moins rapidement», appuie Alexandra Niessen, de l'Université de Cologne. «Cet atout est encore plus marqué sur les marchés émergents, où les frais de transaction sont plus élevés, ajoute Stefan Ruenzi, de ce même institut. Les deux chercheurs ont mené une grande étude sur les comportements des deux sexes en matière de gestion professionnelle: Sex Matters: Gender and Mutual Funds. Ils ont analysé les performances de plus de 3500 gérants pendant dix ans.

L'intuition là aussi à l'œuvre

«Acquise ou génétique, peu importe, la patience est une vertu féminine et elle est très utile en matière de gestion, lance Henry Pruden, professeur à l'Université Golden Gate de San Francisco, spécialiste de la finance comportementale. Les hommes, surtout quand ils sont jeunes, achètent et vendent trop rapidement, un défaut que n'ont pas les femmes.» Un des premiers travers des investisseurs est de ne pas laisser courir leurs gains. Shumin Huang n'a pas l'impression que les femmes achètent et vendent des titres moins souvent que les hommes: «Nous travaillons en équipes composées d'hommes et de femmes, notre approche est structurée et homogène», elle ne laisse pas de place aux différences de sexe. Shumin Huang a été engagée l'hiver passé en tant que gérante principale du JPMorgan China Fund. Précédemment elle avait analysé les actions chinoises pendant quatorze ans dans le but de les vendre aux investisseurs. Née à Taïwan, elle a déménagé à Hongkong il y a dix ans, l'année même où l'ancienne colonie rejoignait la Chine. Son fonds est, selon l'institut Lipper, le meilleur fonds en actions chinoises pour l'année 2006.

«Le mérite des femmes tient aussi à leur petit nombre dans la profession. Celles qui y entrent ont généralement des qualités hors du commun», note aussi Henry Pruden. Parmi ces qualités? «L'intuition féminine», lance en riant Ana Cristina Piedrahita, pour tenter d'expliquer le succès. «Lorsque vous rencontrez des dirigeants d'entreprise, face à face, vous devez sentir s'ils ont confiance en ce qu'ils affirment. Vous devez étudier les expressions du visage et leurs attitudes. Choisir correctement un titre, c'est 60% à 70% d'analyse des chiffres; le reste revient à d'autres facultés.» Née en Colombie, elle est citoyenne des Etats-Unis par sa mère, pays où elle a fait ses études et toute sa carrière: «J'essaie de me forger une opinion indépendante sans me concentrer sur l'indice.»

Changement de paradigme

Elle maintient un portefeuille concentré sur un petit nombre de valeurs: une quarantaine. Contre vents et marées elle a conservé une forte présence sur les actions mexicaines, en dépit des incertitudes liées à l'élection présidentielle. Un choix qui a renforcé la performance de son portefeuille.

Les chercheurs allemands ont aussi découvert que les femmes achètent moins volontiers des petites capitalisations. «Il est vrai que nous en avons peu, reconnaît Ana Cristina Piedrahita, mais c'est surtout la conséquence de sa grande taille et du fait que le cycle n'est pas favorable aux petites capitalisations.» Les femmes ont généralement des portefeuilles plus petits. Elles attirent en moyenne 18% de flux de capitaux de moins que leurs collègues masculins, selon l'étude des chercheurs de Cologne. L'expérience de Lilian Co contredit cette constatation statistique: «Quand j'ai commencé en 2001, le fonds disposait alors de moins de 100 millions dollars, mais aujourd'hui il approche les 3,5 milliards.» Toutes les gérantes interrogées sont dans ce même cas de figure. Leurs fonds ayant très bien marché, ils ont attiré de nombreux investisseurs.

Les gérantes à succès démentent aussi une des autres conclusions de l'étude allemande. Selon cette dernière, les gérantes obtiennent en moyenne les mêmes performances que leurs confrères. Mais cette recherche statistique s'étendait jusqu'à la fin 2003, période qui comprenait un important recul boursier. Les performances féminines hors du commun ont été réalisées depuis cette date qui a vu l'essor confirmé des marchés émergents. Les choses ont peut-être changé depuis lors et les femmes sont peut-être plus habiles pour exploiter les fortes reprises boursières.

D'autres chercheurs s'étaient penchés sur ces différences entre les sexes. Deux universitaires de Californie, Brad Barber et Terrance Odean, avaient, en 2001, trouvé que les femmes obtenaient en moyenne des résultats supérieurs de 1%. Mais ils avaient analysé les transactions d'investisseurs non professionnels, un univers qui diffère notablement de celui des gérant(e) s de fonds.

Hedge funds: brio féminin sous-exploité 

Un fonds de fonds axé sur les gérantes alternatives de talent recueille du succès. 

Myret Zaki

Lorsque vous vous rendez à une conférence de gérants alternatifs à Londres ou à Genève, une certaine «dimension» manque invariablement: les femmes. Dans les hedge funds, encore bien plus que dans la gestion classique, les femmes sont une absolue rareté.

C'est justement là que résident les opportunités pour les investisseurs. Il y a deux ans, Susan Shaffer Solovay, fondatrice de la firme new-yorkaise Promenagate Capital, a constaté une inefficience: les rares gérantes de hedge funds «ont traditionnellement plus de mal à récolter autant d'avoirs que leurs pairs masculins». Ainsi, tout en affichant un long et attrayant historique de performance, la plupart des fonds gérés par des femmes restent longtemps sous les 100 millions sous gestion.

Le «risque de grossesse»

Peu de femmes excellent dans le trading ou la banque d'affaires, et celles qui y arrivent ont rarement le courage de se lancer en indépendantes dans l'alternatif. En outre, investisseurs et chasseurs de têtes évitent de les sélectionner ou recruter... principalement en raison du «risque de grossesse», perçu comme équivalent aux risques personnels majeurs pouvant toucher un gérant masculin. Ces préjugés expliquent que les fonds gérés par des femmes talentueuses soient sous-alloués, offrant encore de larges capacités d'investissement, ce qui les mène à surperformer leurs pairs masculins, souvent fermés aux investisseurs. Des études le confirment: «En comparant les gérantes alternatives à l'univers total des gérants, nous avons constaté qu'elles affichent sur plusieurs années des rendements supérieurs à la moyenne avec une volatilité inférieure, explique Susan Solovay. Les hommes, en revanche, ont eu tendance à réaliser des rendements exceptionnels une année puis médiocres l'année suivante.»

Pour exploiter cette «inefficience», Susan Solovay a lancé fin 2006 le premier fonds de fonds qui investit uniquement dans des gérantes alternatives. L'idée a plu: le fonds a reçu les capitaux de la famille Safra, basée à Monaco, et de la firme alternative new-yorkaise Fortress. Promenagate a identifié 300 gérantes de hedge funds aux Etats-Unis, en Europe et en Asie, spécialisées en long/short actions, distressed, «special situations», event-driven, global macro et arbitrage. 

Pensez-vous que les femmes ont un plus petit cerveau que les hommes quand on lit tout cela ?

 

14.02.2007

Une Fête pour toutes celles qui sont exceptionnelles

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Comprenez-vous ce shéma ? Non ? Alors lisez cette histoire…

 

Monsieur et Madame regardent la TV,  quand tout à coup Madame dit « Je suis fatiguée et il se fait tard, je vais aller me coucher. »

Elle se rend à la cuisine pour préparer les petits déjeuners du lendemain, rince tous les bols de pop-corn, sort de la viande du congélateur pour le souper du lendemain soir, vérifie qu’il reste des céréales, remplit la boîte à sucre, met des cuillères et des bols  sur la table et prépare le café pour le lendemain matin. Puis, elle met le linge dans le sèche-linge, met une autre brassée dans la machine à laver, repasse un chemisier et recoud un bouton. 

Elle ramasse les journaux qui gisent sur le plancher, des pièces de jeux qui traînent sur la table et remet l’annuaire en place.

Elle arrose les plantes,  vide les paniers de linge et étend les serviettes pour les faire sécher.

Elle baille et s’étire, et, se dirigeant vers la chambre à coucher, elle s’arrête près du bureau, écrit une note au professeur de son fils, lui sort de l’argent et ramasse un livre de classe qui traînait sous une chaise.

Elle signe une carte de fête pour un ami, adresse et colle un timbre sur l’enveloppe.

Elle écrit une petite liste pour l’épicerie.

Elle met l’enveloppe et la liste près de son sac. Elle ajoute 3 choses à faire sur sa liste du lendemain.

Elle se rend à la salle de bains, s’applique de la crème sur le visage,  brosse ses dents puis se fait les ongles.

Son mari lui dit « Je croyais que tu allais te coucher ! » « J’y vais », répond-elle.

Elle remplit le bol d’eau du chien et met le chat dehors, puis elle s’assure que les portes sont fermées.

Elle fait le tour des chambres des enfants, donne une pastille à celui qui tousse, replace une lampe, raccroche une chemise, met les chaussettes sales dans la corbeille à linge et échange quelques mots avec un des adolescents qui est encore à faire ses devoirs.

Une fois rendue dans sa chambre elle programme l’alarme de son réveil, sort ses vêtements pour le jour suivant, replace le support à chaussures.

Pendant ce temps, son mari éteint la TV et dit tout bonnement « Moi aussi je vais me coucher », il se rend dans la chambre et se couche…medium_300046rknrgb1_H095522_L.jpg

Cela vous rappelle-t-il quelqu’un que vous connaissez ou que vous avez connu ? ? ?

medium_angelinajolie1.jpgDe plus elle doit être toujours jolie, sexy, souriante, de bonne humeur, pas chiante et quand sexisme rime avec féminisme et objectivisme, c’est un plaisir !

Envoyez cette histoire à 5 femmes exceptionnelles, ça les fera sourire !

Et aux hommes aussi pour qu’ils s’en rendent compte ! ! ! (qu’on est exceptionnelles)

30.01.2007

A poste égal, salaire….

medium_justice.jpgHoyé…..Hoyé….braves gens ! Les femmes se rebellent en Suisse aussi, lisez plutôt….juste de l’autre côté du Jura français

TRIBUNAL Pour la première fois, deux agentes de la fonction publique attaquent l’Etat jurassien pour discrimination basée sur le sexe

Lu le 27 janvier 2007 dans "l'Impartial" 

Par Michel Gogniat

Audience très particulière hier au château de Porrentruy. Devant la Chambre administrative, que préside Pierre Broglin, deux jeunes femmes, fonctionnaires à l’Office des véhicules actionnent l’Etat jurassien pour discrimination salariale basée sur le sexe. C’est la première fois que la jeune République connaît une telle affaire. Coïncidence, le tout nouveau ministre Philippe Receveur était à la barre comme témoin, pour avoir dirigé ce service durant quinze ans !

Les faits se produisent en 2001 quand, au terme d’une mise en soumission interne, un poste à l’Office des véhicules est repourvu par une femme. Une seconde femme sera nommée pour l’épauler par la suite. Or, elles vont apprendre de leur chef que l’homme qui occupait cette fonction – et qui faisait donc le même travail – se trouvait en classe 9 alors que les deux femmes se retrouvent en classe 5, avec un salaire inférieur. La première, réclame via son avocat, CHF 40'000.- à l’Etat jurassien et la seconde, dans les CHF 15'000.-.

Hier, l’audience a été consacrée à l’audition des parties. Les deux jeunes femmes ont indiqué qu’elles agissaient sur les conseils du Bureau de l’égalité, l’affaire devant faire jurisprudence. Elles ont préféré cette voie à celle d’une réévaluation.

Pour l’Etat jurassien, le chef du personnel est d’abord monté à la barre. Il s’oppose aux deux requêtes. Il conteste toute discrimination sexiste. Pour lui, la nouvelle classification des ces dames repose uniquement sur la nouvelle évaluation des tâches au sein de ce service. Elles ont été mises en classe 5 car, étant employées de commerce, il valait mieux pour elles une promotion qu’une dégradation. Leur statut était sujet à réévaluation à moyen terme. Il est appuyé dans ses propos par le ministre Philippe Receveur, alors chef de l’Office des véhicules. Le nouveau ministre a compris le sentiment de ces deux agentes en leur promettant à l’époque une réévaluation. Les deux femmes ont préféré prendre le taureau par les cornes et agir……

Le juge Broglin a donné jusqu’à fin février aux parties pour compléter le dossier. Un jugement écrit interviendra alors./MGO

La justice existe-t-elle dans notre pays ? A suivre d'ici fin février.......! Et, en attendant, un grand.........à ce chef du personnel ! Quelle équipée de matcho dans ce canton ! On se croirait à JurassicPark ! Si une employée de commerce en classe 5 fait le même travail qu'un homme en classe 9, on a pris les contribuables pour des imbéciles pendant de nombreuses années, alors......non ? Comment justifier le salaire de la personne en classe 9 dans ce cas là ?

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27.01.2007

Une petite note qui va peut-être faire réagir certains Messieurs !

medium_harcelement_kesako.jpgIndemnité à un manager harcelé sexuellement

Harcelé par une directrice avant d'être congédié, un manager obtient plus de 84'000 francs d'indemnités pour licenciement abusif et tort moral. Le Tribunal fédéral (TF) a confirmé un verdict de la Cour d'appel des prud'hommes de Genève.

[ats] - Devenu insomniaque et dépressif après son renvoi, le manager s'était plaint à son médecin de harcèlement sexuel et psychologique. Il avait expliqué que sa patronne l'avait agressé physiquement et n'avait pas hésité à le plaquer contre un mur. A une autre occasion, elle s'était assise sur lui et avait mimé l'acte sexuel. Elle lui aurait également griffé le torse.

Pendant les déjeuners d'affaires, en présence de clients de la boîte, elle lui lançait des propos chauds à connotation sexuelle. Elle lui adressait aussi des sms "coquins" qu'il avait fait lire à une connaissance, consultante en ressources humaines.

La société qui l'avait licencié avait nié tout harcèlement. Elle avait expliqué qu'aucun des employés cités comme témoins n'avaient remarqué le comportement de la directrice.

Tout comme la Cour d'appel des prud'hommes, le TF écarte cet argument. Dans ce domaine, les "témoins directs font souvent défaut". Il n'est pas insoutenable de tenir compte d'autres indices et notamment des déclarations de personnes auxquelles la victime s'est confiée, qu'il s'agisse d'un médecin, d'amis ou de connaissances.

Source de l'article.....

Combien de femmes subissent le même sort sans jamais rien obtenir ? Même pas des excuses.....?!

24.01.2007

200 travailleuses chinoises de Roumanie se révoltent

medium_iron34.jpgQuelque 200 travailleuses chinoises se sont révoltées contre leurs conditions de travail dans une usine textile de Bacu, en Roumanie, selon l'agence de presse Mediafax. Armées de cuillères et de fourchettes, elles ont envahi le bureau du patron.

[ats] - Elles réclamaient que leur salaire hebdomadaire de 35 dollars soit doublé, en particulier au regard du fait qu'elles doivent en reverser 25 % à leur agence d'intérim. Le directeur a rejeté leurs exigences. Il a affirmé qu'il les dénoncerait à la police afin de les renvoyer dans leur pays, et qu'il avait déjà engagé d'autres travailleuses chinoises via une autre agence.

L'usine de Bacu emploie des Chinoises depuis juin dernier. L'engagement de travailleurs étrangers n'est pas chose courante en Roumanie, mais, dans le secteur textile, frappé par l'émigration de nombreux ressortissants nationaux, il existe une pénurie importante de main d'oeuvre.

Source de l'article.....

Un grand Bravo à ces 200 cent ouvrières ! Quand est-ce que nos suissesses se réveilleront pour gronder leur révolte ? Dangereux, en effet, si vous avez le malheur de vous révolter en Suisse, vous êtes virée pour raison économique ou mobbée jusqu'à ce que vous démissionniez ! Et nos politiciens et politiciennes de tout bord, quand agiront-ils pour faire appliquer la loi sur l'égalité des salaires dans notre pays ? Mesdames, Messieurs, ayez un peu le courage de vos promesses électorales......que diable ! Comme le dit si bien PAC dans son article !

Je me suis permise d'écrire à la Présidente de notre pays, Mme Calmy-Rey, sur cette question. Voici sa réponse.... Original_Message_Calmy-Rey.pdf          Contrairement à d'autres politiciennes, elle s'est donné la peine de me répondre personnellement !

24.12.2006

Just a moment !

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A toutes et à tous !

Mes vœux pour la nouvelle année..... !

 

Je vous souhaite tout le bonheur du monde

Et que quelqu'un vous tende la main

Que votre chemin évite les bombes

Qu'il mène vers de calmes jardins.


 

Je vous souhaite tout le bonheur du monde

Pour aujourd'hui comme pour demain

Que votre soleil éclaircisse l'ombre

Qu'il brille d'amour au quotidien.

Puisque l'avenir vous appartient

 

Puisqu'on ne contrôle pas votre destin

Que votre envol est pour demain

Comme tout ce qu'on a à vous offrir

Ne saurait toujours vous suffire

Dans cette liberté à venir

 

Puisque on ne sera pas toujours là

Comme on le fut aux premiers pas.

Toute une vie s'offre devant vous

Tant de rêves à vivre jusqu'au bout

Sûrement plein de joie au rendez-vous

 

Libre de faire vos propres choix

De choisir qu'elle sera votre voie

Et où celle-ci vous emmènera

J'espère juste que vous prendrez le temps

 

De profiter de chaque instant.

Je ne sais pas quel monde on vous laissera

On fait de notre mieux, seulement parfois,

J'ose espérer que cela suffira

Pas à sauver votre insouciance

Mais à apaiser notre conscience

 

20.12.2006

Egalité: en progrès, mais il y a encore du chemin

medium_chiara_simoneschi.jpgChiara Simoneschi Cortesi, une voix influente de l'autre côté du ciel. (swissinfo)

 

Née en 1946, elle est depuis octobre 1999 membre du Conseil national et du Comité de la fraction PDC; membre de la Commission pour la science, la formation et la culture et de la Commission pour la circulation et les télécommunications. Depuis 1997, elle est présidente de la Commission fédérale pour les questions féminines et, depuis mars 2001, présidente de la Fédération suisse pour la formation d'adultes (FSFA).

La présidente de la Commission fédérale pour les questions féminines, Chiara Simoneschi Cortesi, lutte depuis des années en faveur de l'égalité entre les sexes.

En cette année 2006 riche en anniversaires pour la cause des femmes, la députée tessinoise refait le parcours de l'émancipation pour swissinfo.

Depuis que les femmes ont obtenu le droit de vote au niveau national, en 1971, quelques progrès ont été accomplis, surtout en matière de formation, d'éducation et d'accès aux études.

Mais, malgré l'inscription de l'article 4 qui consacre l'égalité entre femmes et hommes dans la Constitution fédérale, de nombreuses disparités subsistent. Malgré aussi l'entrée en vigueur de la loi fédérale sur l'égalité en 1996.

La discrimination la plus visible et la plus mesurable, souligne Chiara Simoneschi Cortesi, est certainement l'inégalité des salaires. A compétences et fonctions égales, les femmes gagnent en moyenne 10% de moins que leurs collègues masculins dans le secteur public et 20% de moins dans le privé.

swissinfo: Comment expliquer la persistance de l'inégalité et de la discrimination malgré la loi?

Chiara Simoneschi Cortesi: Il n'est pas facile de comprendre les raisons d'une disparité qui relève de la discrimination. Ce n'est pas facile parce que la réalité est très complexe et qu'elle est faite d'un tissu de facteurs économiques, sociaux et culturels. Et la dimension de la culture, liée à la mentalité, pèse très lourd.

Pour comprendre et expliquer ces résistances, il faut considérer l'organisation actuelle de l'économie, de la société, et la répartition des rôles entre les deux sexes. Aujourd'hui, la vie économique, sociale et politique est toujours organisée comme autrefois. Comme du temps où la femme n'avait qu'un rôle: s'occuper de la maison et de la famille.

Ainsi, le monde ne s'est pas adapté à ces changements parce qu'on n'a pas su, ou pas voulu, adapter les modèles d'organisation aux nouveaux rôles assumés par les femmes. Que ce soit au niveau professionnel, familial, social et politique. De plus, les rôles et les tâches entre femmes et hommes sont encore trop inégalement distribués au sein de la famille. Et c'est ainsi que les femmes doivent porter de nombreux fardeaux.

Tous ces signaux indiquent très clairement que, en Suisse, l'égalité de fait, même inscrite dans la Constitution, n'est pas encore réalisée.

swissinfo: A certains niveaux, ces disparités sont manifestes. A d'autres niveaux, par contre, elles sont plus sournoises mais tout aussi graves?

C. S. C.: Pour rester concrète, je vais me limiter au monde du travail. Un monde où les inégalités salariales sont clairement mesurables, mais où les discriminations apparaissent aussi à d'autres niveaux: les chances ou les possibilités de formation continue, d'avancement ou de carrière.

Je me réfère à ce qu'on appelle le «plafond de verre», cette barrière aussi invisible qu'insidieuse qui empêche les femmes d'aller de l'avant, d'améliorer leur position, d'accroître leur prestige et leur visibilité, d'être présentes là où se prennent les décisions. Les structures organisationnelles, encore exclusivement définies par les hommes, empêchent les femmes de grimper dans la hiérarchie.

Un parcours qui se complique encore si une femme a des enfants. En excluant la possibilité de concilier travail et famille – souvent le partenaire n'est pas prêt à partager ces responsabilités – on la contraint en quelque sorte à faire du sur place. Au risque de perdre de précieuses compétences dont l'entreprise pourrait profiter.

swissinfo: L'un des thèmes les plus débattu en Suisse est justement le temps partiel qualifié, une solution qui permettrait aux femmes de rester dans le jeu...

C. S. C.: L'extension du temps partiel au niveau des cadres intermédiaires et supérieurs est certainement envisageable et praticable. Plusieurs études ont montré que le temps partiel est possible aussi aux niveaux supérieurs de la hiérarchie. Ce qui se confirme même aux Etats-Unis: il n'existe pas de poste à responsabilité qui ne puisse être divisé et partagé.

Pourtant, en adaptant les modèles d'organisation du travail sur la base du temps partiel ou du 'job-sharing', on donnerait aussi aux hommes la possibilité de s'impliquer plus dans les tâches familiales et, donc, on distribuerait plus équitablement les rôles entre les partenaires, sans sacrifier la carrière. Mais c'est à l'économie de comprendre la portée innovatrice de cette solution et de la traduire dans la pratique, en valorisant les ressources humaines mises à sa disposition.

swissinfo: D'un côté, l'économie et la politique reconnaissent l'importance des femmes mais, de l'autre, la réalité montre un tout autre visage. Comment cela se fait-il? Où est le problème?

C. S. C.: Il est dans la culture, dans la mentalité, qui voient perdurer de manière dramatique les mêmes préjugés, que ce soit dans la sphère collective ou dans la sphère personnelle. Puis interviennent des mécanismes de pouvoir qui compliquent encore les relations et les situations.

De ce point de vue, la situation est loin d'être rose: les 'nostalgiques' voudraient que les femmes retournent aux fourneaux. Malheureusement, certaines femmes qui atteignent de hauts niveaux ne favorisent pas l'égalité des chances et, au contraire, se font la guerre. Souvent, les hommes ont peur des femmes qui luttent pour leur émancipation. Et c'est ainsi que l'incompréhension et la peur continuent d'alimenter les préjugés.

swissinfo: Comment sortir de cette impasse?  

C. S. C.: Les femmes et les hommes, s'ils le voulaient, pourraient être d'excellents partenaires pour parvenir à l'émancipation et à la création d'une société plus juste. Il est clair que beaucoup d'hommes ont maintenu le statu quo pendant que les femmes luttaient pour sortir du ghetto. Ils n'ont jamais vraiment réfléchi à ces énormes changements, ce qui n'est pas facile du tout, je m'en rends bien compte.

Peut-être ne sont-ils pas encore prêts à jouer ce nouveau rôle de partenaire et de père. Mais les changements culturels ne se font pas en un jour. Il faudra du temps, de la patience. Pour cela, je crois que cela vaut la peine de continuer à croire à l'égalité entre femmes et hommes. Comme valeur et comme ressource.

Interview swissinfo, Françoise Gehring, Lugano

(Traduction de l'italien: Isabelle Eichenberger)

LES GRANDES ÉTAPES

L'année 2006 a marqué plusieurs anniversaires de l'histoire de l'émancipation:

Les 35 ans de l'introduction du droit de vote des femmes au niveau fédéral, les 30 ans de la création de la Commission fédérale pour les questions féminines, les 25 ans de l'adoption de l'article constitutionnel sur l'égalité, les 15 ans de la première grève nationale des femmes et les 10 ans de l'entrée en vigueur de la loi sur l'égalité.

CONCEPTS-CLÉS

Genre (de l'anglais «gender»): renvoie à la construction historique des représentations sociales et de l'identité masculine/féminine, en corrélation avec divers modèles relationnels, des rôles, des attentes, des liens et des opportunités. Dans cette acception, ce terme s'oppose à celui de sexe, qui, lui, se réfère à la nature biologique du mâle et de la femelle.

Plafond de cristal ou plafond de verre: barrière invisible dérivant d'une complexe interaction de structures dans le cadre d'organisations à prédominance masculine empêchant les femmes d'accéder aux responsabilités. Une allusion à la possibilité de «voir» des postes supérieur sans pouvoir y accéder.

Source de l'article.....

LIENS

Commission fédérale pour les questions féminines (http://www.frauenkommission.ch/kommission_f.htm)

Bureau fédéral de l'égalité (http://www.equality-office.ch/f/index.htm)

Loi fédérale sur l'égalité (http://www.admin.ch/ch/f/rs/c151_1.html)

Conférence suisse des déléguées à l'égalité (http://www.equality.ch/)

Chiara Simoneschi Cortesi (http://www.chiara-simoneschi.ch/)

Définition: 

"Plafond de cristal ou plafond de verre: barrière invisible dérivant d'une complexe interaction de structures dans le cadre d'organisations à prédominance masculine empêchant les femmes d'accéder aux responsabilités. Une allusion à la possibilité de «voir» des postes supérieur sans pouvoir y accéder."

Quand je lis cette définition, je pense souvent pour me consoler de ces injustices à cette bonne vieille blague sur la hiérarchie:

medium_evolution-singe.jpgLa hiérarchie d'une entreprise, c'est comme un arbre plein de singes, tous sur des branches différentes à des niveaux différents.

Certains des singes montent, d'autres descendent.

Les singes d'en haut regardent les singes d'en bas et voient un arbre avec plein de visages souriants.

Les singes d'en bas regardent en haut et ne voient rien d'autre que des trous du cul.

L'humain n'est-il pas le cousin "intelligent" de l'animal ?

Si la nature nous avait conçus  comme les escargots (hermaphrodites), la face du monde en aurait été changée ! Sûr !medium_snail_accouplement.jpg Pour ceux qui ne connaissent pas la vie sexuelle des escargots: ICI

 

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