07.10.2006
Violence domestique en Suisse
Comme les années précédentes, les violences entre personnes proches constituent près de trois quarts des cas rapportés dans les centres de consultation en 2005. Les principales victimes sont des femmes et des enfants.
[ats] - L'agresseur et la victime étaient de la même famille dans plus de la moitié des consultations (53%), précise la statistique de l'aide aux victimes, diffusée par l'Office fédéral de la statistique (OFS).
Au total, les centres d'aide aux victimes d'infraction ont enregistré près de 27'300 consultations en 2005. Cela représente une augmentation de 76% depuis 2000, première année de la statistique, et de 8% par rapport à 2004.
Cette évolution ne signifie pas nécessairement qu'il y a eu augmentation du nombre d'infractions de violence commises, relève l'OFS. Elle démontre surtout un soutien croissant des centres de consultation aux victimes d'actes de violence.
La majorité des consultations concernaient des femmes (74%), de nationalité suisse (60%) et domiciliées en Suisse (95%). Les infractions le plus souvent mentionnées étaient les lésions corporelles (40% des consultations) et les atteintes à l'intégrité sexuelle d'enfants (16%). Homicides et tentatives d'homicide sont rarement signalés (4%).
Dans le cas où victime et agresseur font partie de la même famille, la victime est le plus souvent une femme (86%) et les faits se sont produits à plusieurs reprises (78%). La récidive concerne 51% des cas où agresseur et agressé ne sont pas parents.
Enfin, souligne l'OFS, malgré le fait qu'il s'agisse d'actes relevant du droit pénal, moins de la moitié des cas traités (45%) ont parallèlement donné lieu à une procédure judiciaire. La plupart des procédures entreprises concernaient des tentatives d'homicides (84% des consultations pour une telle infraction).
Adresse de l'article :ICI
A MEDITER
« L’homme fait aux femmes ce qu’il fait à la planète >>
Simone Weil
<<le féminisme n’a jamais tué personne; le machisme tue tous les jours>>
Benoite Groult
Pour les femmes de 16 à 44 ans, la violence domestique est la principale cause de décès et d’invalidité, avant le cancer, les accidents de la route et même la guerre. Rapport OMS
La lâcheté commence là ou cesse la puissance.
[Gérard Klein]
La lâcheté tend à projeter sur les autres la responsabilité qu'on refuse.
[Julio Cortazar]
Violence domestique, que faire ? ICI
17:20 Publié dans Violence domestique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Femmes, Europe, Egalité, Société, Parti socialiste, Suisse
15.06.2006
Genève: jugé pour avoir tué son ex-compagne de 41 coups de couteau
17:26 14.06.2006
Un homme de 28 ans est jugé par la Cour d'assises de Genève pour avoir tué en janvier 2004 son ex-compagne de 22 ans en lui assénant 41 coups de couteau. S'il est reconnu coupable d'assassinat, l'accusé risque la perpétuité.
[ats] - Le prévenu va tenter de convaincre les douze membres du jury qu'il s'agit d'un meurtre passionnel. "Nous allons demander la circonstance atténuante de la colère ou de la détresse profonde", a fait savoir son avocat, François Canonica, qui conteste toute préméditation dans l'acte irréparable commis par son client.
Le Ministère public a une opinion beaucoup moins nuancée de l'affaire. Dans l'acte d'accusation, le parquet indique que l'accusé a fait preuve d'une absence particulière de scrupule et a agi de manière fourbe et perfide. Le prévenu s'est acharné sur la jeune femme avec "une sauvagerie inouïe".
L'accusé et sa victime, aussi originaire des Philippines, se sont connus en 2002. Leur liaison a duré plus d'un an, avant que le couple ne rencontre des problèmes et se sépare. Une rupture mal vécue par le prévenu qui a commencé par harceler la jeune femme et à se montrer jaloux et possessif.
Le drame s'est produit la nuit du 28 janvier 2004. Sous pretexte d'aller reprendre ses affaires, le prévenu pénètre dans l'appartement où logeait son ex-compagne, dans le quartier de Sécheron. Selon l'accusation, il ferme alors la porte blindée, s'empare d'un couteau à la cuisine et poursuit sa victime.
Celle-ci s'enferme dans la buanderie, mais l'accusé parvient à forcer la porte. Les coups pleuvent sur cette femme mesurant 150 cm et pesant à peine 35 kilos. Le médecin légiste en aura compté 41, dont deux perforations mortelles au niveau de la poitrine. Selon l'acte d'accusation, l'agression a duré "de longues minutes".
Le prévenu affirme pour sa part s'être défendu. La femme l'aurait frappé avec un couteau et il aurait répliqué. Des blessures ont effectivement été constatées sur le corps de l'accusé. Le Ministère public pense cependant que le prévenu s'est fait ces marques lui-même pour faire croire à une agression. Le verdict sera rendu vendredi.
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13.06.2006
Violences contre l'entourage: les victimes seront mieux protégées
09:07 13.06.2006
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Panneau contre la violence domestique
[Photo : Keystone]
Les personnes violentes à l'égard de leur entourage pourront à être expulsées de leur domicile. Le National a mis sous toit une révision du code civil renforçant la protection des victimes, en éliminant par 101 voix contre 66 la dernière divergence. [ats] - Le rôle des cantons était la dernière pierre d'achoppement de ce projet qui concrétise une initiative parlementaire de Ruth-Gaby Vermot (PS/BE). Le Conseil des Etats a refusé de leur imposer de veiller à l'existence de centres de consultation pour les victimes et les auteurs de violence. Il y a vu, comme le Conseil fédéral, une atteinte à l'autonomie des cantons.
Au dam de la gauche, la majorité bourgeoise s'est ralliée à ce point de vue. La disposition initiale restait souple, laissant une certaine marge de manoeuvre aux cantons, mais il serait vain de poursuivre le bras de fer avec l'autre Chambre, a déclaré Jean-Paul Glasson (PRD/FR) au nom de la commission. Et de noter que les centres s'imposeront d'eux-mêmes.
Le succès du projet dépend en grande partie de mesures concrètes, a plaidé en vain Valérie Garbani (PS/NE) Les taux de récidive sont beaucoup plus faibles lorsque des points d'accueil existent. Si on ne légifère pas sur ce point, il n'est pas dit que tous les cantons se rendent compte de la nécessité de ces centres, selon elle.
La révision du code civil renforce la protection des victimes de violences domestiques, en majorité des femmes, et d'autres formes de maltraitance, comme la menace, la poursuite et le harcèlement obsessionnels. Cette protection profitera en outre à toute personne vivant en ménage commun.
Les victimes pourront demander au juge d'interdire à l'auteur de violence d'approcher un certain périmètre autour de leur logement, de fréquenter certains lieux ou de prendre contact avec elles, notamment par téléphone, par écrit ou par voie électronique.
Lorsque la victime et l'auteur vivent dans le même logement, le juge pourra faire expulser ce dernier pour une durée déterminée. Les cantons devront quant à eux désigner un service pouvant décider l'expulsion immédiate, et donc à n'importe quelle heure, d'une personne hors du logement commun en cas de crise.
Source de l'article
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